El Haouz, mon amour
Le séisme du Haouz, qui a a fait dégât dans cette province et dans les provinces limitrophes, a inspiré à Ahmed Faouzi, le texte suivant, "Une simple contribution dans cette immense douleur".
L’humanité a de tout temps fait face à la fureur de la nature et aux conséquences des désastres naturelles de toutes sortes. Le tremblement de terre du 8 septembre qui a endeuillé tout le Maroc, et en particulier les provinces du Haouz et de Taroudant, a révélé un élan humain de solidarité aussi bien à l’intérieur du Maroc qu’à l’échelle internationale.
Un désastre de cette sorte est le lot de tous les pays et sur tous les continents. Ouragans, inondations, incendies de forêts, éruptions volcaniques, ou tremblements de terre. Il faudrait tristement y ajouter les catastrophes d’origine humaine comme les guerres, les catastrophes liées aux industries et aux technologies, aux pandémies, aux crises économiques et autres changements climatiques.
L’humanité a appris à vivre avec ces défis et à les apprivoiser pour que la vie, et même la survie, reste le but ultime. C’est pour cet idéal que le premier acte des gouvernements, à travers le monde, reste la prévention. Les gouvernements et les communautés locales sont censées mettre en place des politiques pour atténuer les risques. Ceci inclut tout ce qui peut réduire les conséquences des désastres comme la construction des digues pour prévenir les inondations, ou des élaborations d’habitations antisismiques contre les tremblements de terre.
Dans plusieurs pays sujets aux risques sismiques, les familles et les personnes sont éduquées dès le plus jeune âge, à faire face rapidement aux désastres naturels en attendant les secours. Elles sont formées à des procédures à suivre en cas d’urgence. Les individus sont encouragés à élaborer des solutions d’urgence en attendant les secours de l’État. Cela va des premiers actes à observer pour soi et sa famille que pour les proches.
En règle générale, dès l’irruption d’une catastrophe, les autorités interviennent pour, d’abord secourir les personnes en danger, soigner les blessés, distribuer la nourriture et l’eau et mettre en place des abris temporaires. Cette première réponse est cruciale car elle vise en premier à sauver des vies et à atténuer les souffrances.
C’est quand ce premier objectif est atteint que les États se concentrent sur le reste des autres secteurs socioéconomiques qui ont besoin de plus de temps et de moyens. Ils s’attèlent donc à la reconstruction des infrastructures endommagées, à la fourniture d’une aide à long terme aux survivants à tous les niveaux, y compris psychologique, pour qu’ils reprennent une vie normale.
C’est malheureusement avec ces catastrophes et autres désastres que les pays apprennent à s’adapter et surtout à grandir. Les leçons qu’on tire de ces malheurs doivent servir à améliorer les stratégies de prévention, renforcer la résilience, et se préparer aux autres défis à venir. Parce que la vie d’une nation est ainsi faite, on se résout à se mesurer à ces défis, à les confronter et les surpasser.
Dans toutes les catastrophes de grande envergure, aussi bien dans les pays développés que ceux en développement, la coopération avec les autres nations est essentielle dans la gestion des désastres. Ceux-ci ne connaissent pas les frontières et peuvent parfois toucher plusieurs pays, comme le récent tremblement entre la Turquie et la Syrie.
Malgré tous les défis auxquels toute l’humanité fait face, des progrès significatifs ont été réalisés dans la gestion des catastrophes grâce aux innovations technologiques de plus en plus performantes et aux échanges de ces pratiques entre les nations dans le cadre de la coopération internationale.
La coopération entre les pays prend plusieurs formes comme l’activation des mécanismes nationaux pour apporter les secours à un autre pays victime d’un désastre naturel subi. Cette activation vise généralement à coordonner rapidement les réponses d’une manière rationnelle et intelligente, et à allouer les ressources nécessaires pour faire face à ses conséquences.
C’est quand une catastrophe dépasse les capacités d’un pays pour faire face par ses propres moyens à l’ampleur de la crise, que le gouvernement peut formuler des demandes d’aide internationale. Il s’agira alors d’une demande des équipes de secours, de moyens techniques sophistiqués, des aides médicales ou des ressources financières entre autres.
Les entraides entre pays sont l’aspect humain le plus important en de telles circonstances. C’est l’un des éléments de la fraternité humaine, et aussi des objectifs prônés par le droit international face aux catastrophes naturelles. On oublie pour un moment les luttes et les confrontations pour ne voir que la survie de l’espèce humaine et la réduction de sa douleur.
Ce sont ces catastrophes et sinistres naturels qui donnent aussi du contenu à la coopération internationale en unissant les peuples dans la douleur et dans la compassion. Dans pareilles crises, la solidarité internationale prend un relief particulier au sein des agences des Nations Unies comme la FAO, l’UNICEF ou le PAM et dans bien d’autres, chacun tend à participer à l’effort global pour soulager les sinistrés.
Comme lors du tremblement de terre à Agadir en 1960, feu Mohammed V déclarait que si le destin a voulu la destruction d’Agadir, sa reconstruction dépend de notre foi et de notre volonté. C’est cette même volonté qui, de nouveau, anime aujourd’hui tous les Marocains avec les autres peuples amis. Cette région sera reconstruite et embellie encore plus pour que la vie ait raison sur les désastres.
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