Feuilles d’Afrique. Algérie-Espagne : Le Maroc invité malgré lui !
Les délires algériens virent au ridicule. Alger menace son premier client, l’Espagne, de lui couper le gaz à cause de son rapprochement du Maroc. La riposte de Madrid est à la fois tranchée et humiliante !
Faux problème
Le rapprochement du Maroc et de l’Espagne fait sortir le pouvoir algérien de ses gongs. Dans sa dernière hérésie, Alger menace purement et simplement Madrid de lui couper l’alimentation en gaz si l’Espagne le réexporte vers le Maroc. Or, en réalité l’affaire n’a rien à voir avec cette énième divagation. Flash-back rapide.
Il y a deux semaines, le ministère espagnol de l’énergie informe, par simple mail, son homologue algérien que Madrid procédera sous peu à l’exportation de gaz via le gazoduc Maghreb-Europe, GME, en flux inversé. Cette formalité d’information par courriel est qualifiée d’humiliation par la presse espagnole.
Une semaine après, l’Algérie répond violemment en des termes peu courtois mettant en avant la carte de sanction envers l’Espagne. « Toute utilisation du gaz algérien par une partie tierce entrainera la rupture de contrat entre Sonatrach et ses clients espagnols » cite le communiqué sec du ministère algérien de l’énergie. Cette semaine, l’Espagne a réagi avec tact et finesse, rassurant son fournisseur algérien qu’il n’a jamais été question de réexporter le gaz algérien, quelque part mettant ainsi un terme à ce faux débat.
La riposte
En réalité, le pouvoir algérien est hors de lui car croyant qu’en décidant de ne pas renouveler le contrat du GME avec le Maroc, il allait asphyxier ce dernier sur les plans énergétique et financier. Ce scénario s’est avéré un fiasco puisque l’objectif d’isoler le Maroc vis-à-vis de l’Espagne a produit l’effet contraire. L’Espagne est plus que jamais proche du Maroc et les deux pays ont scellé un accord d’approvisionnement du Maroc en gaz de schiste américain gazéifié en Espagne et réexporté au royaume en flux inversé par le GME.
Ces tergiversations algériennes mettent les relations commerciales, en matière du gaz, avec l’Espagne en particulier et l’Europe en général sur la corde raide. C’est surtout une crise de confiance qui conforte Madrid dans ses choix de monter en diversification de ses sources énergétiques en s’ouvrant davantage envers les États-Unis et le Qatar.
D’ailleurs, l’Espagne redoutait une telle posture et avait anticipé sa réaction. Ainsi, le gaz algérien ne représente plus que 30% des approvisionnements espagnols au lieu de 45% en 2019 seulement. En effet, Le gouvernement de Pedro Sanchez fait de plus en plus appel au gaz américain devenu la première source d’approvisionnement avec 36% de l’ensemble des importations gazières espagnoles. Les experts espagnols des matières premières prédisent une réduction de la part du gaz algérien à moins de 20% à l’échéance des contrats qui courent, soit au maximum en 2030.
Cette histoire démontre clairement, même pour les personnes peu connaisseuses en marché du gaz, que le seul perdant est l’Algérie, qui est tombée dans son propre piège.
Alger, porté par sa haine, a négligé deux faits majeurs. Un, saisir l’opportunité de la situation géopolitique actuelle pour booster son business. Deux, s’affirmer en tant qu’acteur majeur et crédible dans le marché gazier international. Hélas, ce pouvoir militaire haineux encaisse des ratés monumentaux et adopte des procédés « has been » qui rappellent une blague marocaines célèbre ; « crève moi mon œil»!
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.