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La Migration-immigration et la fuite à l’envers

En pleine saison estivale et en prévision du retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au Maroc pour passer leurs vacances dans le pays, des messages ont circulé sur les réseaux sociaux selon lesquels l’afflux serait faible par rapport aux années précédentes. Les données officielles infirment ces rumeurs et montrent une hausse des arrivées des MRE en comparaison avec 2024 à la même période.

Le 5 août 2025 à 10h34

En pleine saison estivale et en prévision du retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au Maroc pour passer leurs vacances dans le pays, des messages ont circulé sur les réseaux sociaux selon lesquels l’afflux serait faible par rapport aux années précédentes. Les données officielles infirment ces rumeurs et montrent une hausse des arrivées des MRE en comparaison avec 2024 à la même période.

Le débat sous-entendu porterait plutôt sur des manœuvres visant à pousser les observateurs et le public à douter du patriotisme de Marocains résidant à l’étranger dont les transferts ont battu le record ces dernières années – même du temps où la pandémie de COVID battait son plein.

Selon les statistiques publiées par l’Office des changes, les transferts de fonds effectués par les MRE ont doublé de 2014 à 2023. Ils sont passés de 57,4 milliards de dirhams à 117,4 milliards de dirhams (MMDH). Ces transferts ont atteint 17,86 MMDH à fin février 2025 contre plus de 18 MMDH à la même période en 2024.

Le flux des transferts continue en dépit de l’adoption d’une directive européenne encadrant la présence des banques étrangères sur le sol de l’Union européenne (UE) à partir de 2026. Des négociations ont été entamées par les autorités marocaines et l’UE pour trouver des solutions notamment numériques pour contourner la directive précitée.

Des progrès sont enregistrés dans la politique marocaine à l’égard des ressortissants marocains résidant à l’étranger. Seules des personnes malintentionnées continuent à véhiculer le message selon lequel rien n’aurait été fait.

Cependant, cela n’est pas l’objet principal de ce papier. Il s’agira plutôt de porter un regard sur un phénomène qui mériterait une certaine attention ; en l’occurrence l’esquisse d’un mouvement de migration vers le nord et un mouvement de migration vers le sud. Un mouvement de balançoire qui implique le départ et le retour pour de bon dans les deux sens.

Le départ vers l’étranger : la fête d’antan, le constat d’aujourd’hui

Il fut un temps où acquérir un passeport et décrocher un visa d’études ou de travail à l’étranger était une anticipation heureuse pour une promotion individuelle et un changement de statut social. Bien avant cela, le pèlerinage à la Mecque avait une valeur similaire en ajoutant à la manifestation de la piété une satisfaction psychologique profonde.

Par ailleurs, depuis quelques années, le fait de passer des vacances à l’étranger exprimait une propension à se distinguer dans la communauté et à exprimer un bien-être avéré. Bien que les pays visités n’aient pas forcément quelque chose de sensationnel en termes d’épanouissement intellectuel et culturel, ils ont l’aura qui ne s’explique pas seulement par les campagnes publicitaires.

Dans aucun des cas précités, le thème migration n’est mentionné ou abordé dans les détails. Peu importe que la migration soit perçue comme un voyage de courte ou de longue durée ou comme un plan échafaudé pour une installation définitive. Il y a migration et migration, semblent commenter les puristes de l’étymologie.

Cela me rappelle la réaction d’un écrivain maghrébin de renom sur une chaine française vers la fin des années 1980 à qui on avait demandé ce qu’il pensait de l’immigration en tant qu’ancien immigré.

La réponse de l’écrivain fut virale : "Je ne suis pas immigré. J’ai choisi de vivre en France de mon plein gré en ayant un statut particulier". Le qualificatif immigré ne s’appliquait pas à lui, estimait-il, indigné. Il devait revenir sur le sujet à plusieurs reprises en se vantant de jouir de la double nationalité et d’un statut privilégié en quelque sorte.

Il est vrai qu’à l’époque la distinction entre migration et immigration n’était pas aussi tranchée, bien que des études sur la présence des communautés maghrébines dans de nombreux pays fussent effectuées. Ces études abordèrent avec des bonheurs différents les dimensions économique, sociale, politique et surtout psychologique.

Il y a une décennie au moins, un adjectif devient plus fréquent : “sauvé”. On demande à quelqu’un les nouvelles de son fils ou de sa fille. Il répond : “Il a sauvé’’.” Il aurait sauvé quoi ? Pas de commentaire. Mais on comprend que l’enfant est parti à l’étranger. Il serait sauvé pour avoir quitté le pays.

« Sauver » peut avoir une autre signification et être associé à la question des droits de l’Homme. Celle-ci peut être un prétexte pour quitter le pays, comme ce fut le cas il y a six décennies. La confusion entre le statut de migrant et le statut de réfugié politique a longtemps dominé le débat sur les réformes politiques (voire le changement de régime) et le bras de fer entre les pays d’accueil et les pays d’origine.

Plus récemment, un phénomène devient de plus en plus fréquent. Certains anciens hauts fonctionnaires ou cadres de grandes entreprises préfèrent s’établir à l’étranger en faisant valoir leur passage dans certains pays dans le cadre de leurs obligations professionnelles.

D’autres saisissent l’occasion que leurs enfants aient obtenu la nationalité de ces pays pour y élire domicile. Ces personnes deviennent des réfugiés d’un autre genre. Elles ne peuvent même pas être incluses dans la catégorie d’exilés volontaires.

Le phénomène est revenu sous les feux de la rampe à la suite du bras de fer entre la France et l’Algérie sur la question des visas et du statut privilégié accordé aux Algériens en vertu de l’accord de 1968.

La réduction du nombre de visas, même pour des cas d’urgence médicale, la menace de confisquer les biens dont l’acquisition se serait faite en violation des règles des transferts bancaires transparents ont été perçues comme un revers à la perception de quiétude dont se sont distingués des décideurs algériens.

De même, le rapatriement des personnes en situation irrégulière ou celles ayant purgé des peines de prison de droit commun et interdites de séjour sur le territoire français a été un message clair que les privilèges dont bénéficie l’Algérie contenus dans l’accord de 1968 et même celui de 1994 vont être revus ou réduits de manière drastique.

La France avait brandi la même menace contre le Maroc, trois ans plus tôt, à un moment où celui-ci exigeait que Paris prenne une décision claire et sans ambiguïté sur le dossier du Sahara marocain.

Il en découle que le statut de résident privilégié dans un État étranger, notamment en Europe et aux États-Unis, devient une arme à double tranchant. L’amendement des lois sur le séjour et l’établissement définitif des étrangers est perçu comme une sorte de marchandage dans les deux sens.

En 2014, le Maroc entame une campagne de régularisation d’Africains subsahariens. Vers la fin de 2023, 50 000 personnes environ ont été régularisées. Coup de théâtre : on découvre des dizaines de ressortissants étrangers, dont des Européens et des Américains en situation irrégulière.

Naturellement, la régularisation entrait dans le cadre d’une vision royale fédératrice dont la politique migratoire était l’un des vecteurs les plus importants. Une politique migratoire qui épaulait par ailleurs une politique africaine rénovée et plus audacieuse en termes de codéveloppement, d’intégration progressive et de dialogue constructif.

Déjà, l’Institut espagnol des statistiques révèle en 2016 qu’entre 2001 et 2011, des milliers d’Espagnols viennent au Maroc pour chercher du travail en tant qu’ouvriers, charpentiers, mécaniciens, serveurs et autres métiers qu’ils ne pouvaient plus décrocher en Espagne.

Une émission de télévision de France 2 diffusée en décembre 2013 avait révélé, elle aussi, qu’il existerait environ 5000 Espagnols travaillant illégalement au Maroc. Selon un article de Le 360 publié en avril 2023, les Espagnols installés au Maroc seraient entre 10 000 et 15 000, dont un peu plus de 3000 sont déclarés auprès de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS). Le Maroc devient alors un refuge, un safe haven d’un genre nouveau.

Au moment où l’Occident se referme sur lui, que la recherche des boucs émissaires devient une marque de fabrique d’individus et de groupes sombrant dans le chauvinisme, la xénophobie et l’obscurantisme de tous bords, des questions s’imposent. Elles concernent les Marocains qui choisissent de s’installer à l’étranger, alors qu’ils ont une situation sociale confortable au Maroc.

Ces questions abordent également le cas d’une part des étrangers qui viennent s’installer au Maroc pour les mêmes raisons et d’autre part, le cas de ceux qui y sont contraints pour des raisons économiques. Je tenterai d’aborder cette problématique sans verser dans le dogmatisme ou le parti pris.

Des arguments sont avancés par ceux qui voient dans l’installation dans un pays occidental, notamment en Europe et aux États-Unis, une quête de « qualité de vie ». Cependant, ils sont incapables de donner une définition précise et convaincante sur ce qu’ils appellent « qualité de vie ».

On présume que « la qualité de vie » est liée aux apparences : un luxe étalé au point de friser l’insensé pour ne pas dire le ridicule. Qu’à cela ne tienne, l’essentiel est de faire en sorte que le bluff ait l’apparence du tangible, et que le soi-disant se transforme en un droit acquis dans l’esprit des curieux et des proches.

La quête de mieux vivre dans la meilleure des incertitudes

À « la qualité de vie » présumée est associé le qualificatif « le mal-vivre ». Les candidats se plaignent de tout. Ils veulent changer d’air. Ils font partie de cette catégorie de personnes qui voient tout en noir. Cela rappelle le refrain de la chanson de Claude Nougaro sortie en 1975 : « Sur l’écran de mes nuits blanches/Moi, je me fais du cinéma… »

Si l’insomnie est le thème principal dans la chanson de Nougaro, la souffrance du quotidien assassin est celui de ces personnes qui se lamentent pour un rien en quête d’une absolution pour une ambition qui n’a pas atteint son apothéose. La souffrance est associée à la propension au déni et au refus de tenter tout ce qui est possible pour se ressourcer et reprendre de plus belle.

Rien ne satisfait cette catégorie de négationnistes, même quand ils réussissent dans leur vie professionnelle et familiale par exemple. Plus que l’ambition de mieux faire, elles cherchent à se surpasser autrement. Certains finissent par tout rater. Ils viennent alors gonfler les rangs des « Jamais contents » ; cette denrée d’individus qui râlent à propos et sans propos.

L’exode des cerveaux qui avait été le lot commun de nombreux cadres et hauts fonctionnaires ne s’explique pas seulement par l’absence d’opportunités d’épanouissement dans le pays d’origine. Il y a certes un fait tangible qui peut être avancé pour animer le débat sur la question : l’existence d’obstacles, le conflit de génération dans les lieux de travail, le dilemme du genre, etc.

Cependant, il ne peut, à lui seul, résumer la problématique. Car seule une poignée de personnes réussissent à obtenir les mêmes conditions de travail et de rémunération en comparaison avec celles qu’elles avaient ou auraient pu avoir dans le pays d’origine.

Les exigences de la mise à niveau, voire la reprise de la formation, sonnent faux dans l’esprit de nombre d’entre eux, qui finissent par déchanter. La tentation de rentrer au pays est forte, mais la volonté n’y est pas, tant ces personnes redoutent le regard interrogateur sinon narquois des proches et des voisins.

La pandémie de COVID de 2020-2021 a fait apparaitre une fracture jusque-là dissimulée d’un Occident en proie à ses propres contradictions. Elle hante les nuits des populations étrangères dans de nombreux pays occidentaux, notamment européens et nord-américains.

La vulnérabilité prend le dessus sur les assurances de façades. La recherche d’un emploi devient problématique. L’intégration tant souhaitée devient un vœu pieux. L’assimilation ressemble à inquisition.

La forteresse Europe –et bientôt la forteresse Amérique– n’est plus un safe haven prisé. Commencent alors à se dessiner timidement les conteurs d’une migration inverse. Elle est visible à travers deux processus. Le premier processus consiste en le choix par certains ressortissants européens de s’installer dans un pays comme le Maroc, où les opportunités de travail sont abondantes selon la filière et le secteur choisis.

Le deuxième processus consiste dans le retour de plusieurs dizaines de ressortissants marocains au Maroc pour s’y installer définitivement. Je ne dispose pas de statistiques précises sur les deux phénomènes, mais la tendance s’accélère depuis deux ans au moins.

Il y a un regain de confiance en les potentialités du Maroc, de l’existence d’opportunités, en dépit de certaines résistances liées à une structure mentale figée, et de la volonté politique au plus haut sommet de l’État d’inscrire le pays dans une logique de développement et de progrès réfléchi et réaliste.

On assiste donc à une sorte de migration inverse qui va sans doute prendre de l’ampleur, maintenant que le Maroc est sur une trajectoire positive en termes d’attraits pour les investissements étrangers et de son positionnement comme passage obligé pour tous ceux qui réfléchissent à une politique africaine multidimensionnelle basée sur la communauté d’intérêt et de destin.

De même, un autre facteur semble désormais jouer un rôle déterminant, notamment en Europe, aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Australie pour ne citer que ces espaces : l’influence des courants de wokisme qui fait peur à des communautés étrangères maghrébines et subsahariennes.

Le wokisme qu’ils jugent être détourné de sa mission initiale de dénonciation de toutes les formes de discrimination pour inclure, tambour battant, la problématique des préférences sexuelles ou celle du genre d’une manière générale qui ciblent des enfants sous prétexte de droit à l’éducation saine et démocratique.

De la tentation au dilemme du choc identitaire

Si on ajoute à cela les incriminations d’antisémitisme, d’obstruction à l’intégration forcée et à l’assimilation automatique, le tableau devient plus expressif des sentiments d’insécurité qui prennent désormais l’aspect d’une lutte existentielle.

Même l’aliénation est vécue par certaines communautés comme étant une forme de schizophrénie qu’elles n’arrivent pas à s’expliquer ; de là à la renier. On assiste au bout de la chaine à une altérité aigüe dans les deux sens.

Bien que cela puisse être assimilé à un cliché, la problématique du mariage mixte entre musulmans, chrétiens, bouddhistes, hindous ou agnostiques s’invite dans ce débat. Cependant, elle intègre un autre élément jamais abordé de manière franche par les personnes concernées.

Il y a quatre ou cinq décennies, le thème du mariage mixte était abordé par rapport à la fracture culturelle au sein des couples mixtes de cultes différents, notamment pour ce qui est des religions monothéistes.

Depuis quelques années, deux phénomènes donnent une douche écossaise aux parents. D’une part, le mariage mixte des enfants que les parents redoutent en estimant que leurs enfants ne devraient pas commettre les erreurs qu’ils estiment avoir commises.

D’autre part, les préférences religieuses ou agnostiques des enfants qui balayent d’un revers de la main le narratif véhiculé depuis belle lurette par les parents appartenant à des cultures et des religions différentes. J’ai abordé partiellement cette problématique dans un travail romanesque, il y a quelques années (Hami H., Suicide à distance, 2013).

Le dilemme de la foi et de la religion s’impose comme une déchirure profonde qu’accentuent les clivages politiques et religieux auxquels leurs communautés d’origine sont confrontées.  C’est cette déchirure qui a été utilisée par certains centres au pouvoir dans des pays maghrébins et moyen-orientaux pour semer la zizanie dans les esprits.

Le cas le plus extrême a été celui des mouvements extrémistes religieux appartenant aux trois religions monothéistes et de leurs ramifications, cette fois-ci, doctrinales et idéologiques qui ont occupé les échiquiers politiques en Occident et en Orient.

Croyant bien faire en utilisant ces communautés comme un moyen de marchandage à l’égard des gouvernements des pays d’accueil en Europe et aux États-Unis, certains centres, dont des services de renseignement, ont vu la rotative de l’exclusion se retourner contre eux et les cibler en dernier ressort.

Alors, les mariages mixtes qui avaient été une sorte d’aspiration à l’émancipation pour échapper au "mal-vivre" et avoir une "qualité de vie" se transforment en un blocage psychologique dont la cause principale est les enfants qui remettent en cause tout un arsenal de certitudes et de vérités premières.

La quête de l’ascension sociale rapide, malgré l’absence des moyens et la réalité du terrain qui avait été légion, il y a cinq décennies, est devenue une corvée pour les parents et grands-parents et un « je m’en foutisme » insupportable de la part des enfants et des petits-enfants. Une sorte de fuite à l’envers est entamée sans que personne ne crie gare (Hami H., La fuite à l’envers, 2005).

La migration d’étrangers, notamment des Européens méditerranéens vers le Maroc, ne se limite plus à des experts, des enseignants et des résidents permanents, mais elle s’étend à des catégories de « petites gens » frappées par la crise dans le Vieux Continent. Il est certain que cette tendance va s’accélérer en prévision de l’organisation de grandes manifestations culturelles et sportives au Maroc d’ici 2030.

De même, la ruée de certaines catégories professionnelles marocaines vers l’Europe, l’Amérique ou l’Australie pour une "qualité de vie" meilleure hypothétique au point de devenir des otages de leurs enfants et grand-enfants est inexplicable.

Une vérité que d’aucuns ne peuvent plus cacher : les enfants, même adultes et ayant une situation professionnelle correcte, ne s’offusquent guère de sommer leurs parents de leur envoyer de l’argent pour qu’ils puissent s’adapter à la cherté de la vie dans les pays d’accueil.

Ceci sans parler des nouvelles formes de mariage mixte qui font l’impasse sur des conditions qui n’auraient jamais été acceptées, il y a trois quatre décennies. Il est vrai aussi qu’elles sont nombreuses les conditions de mariage même au Maroc qui font l’impasse sur les mêmes conditions.

Le dilemme de la migration-immigration est posé encore et toujours avec la même acuité, mais il dépend de l’évolution de la structure mentale et de la disponibilité des personnes concernées à prendre le taureau par les cornes en espérant que la bataille ne finira pas par faire mal.

Il est certain que la culture du déni et du refus de regarder les choses en face aura de longues années devant elle. Des altercations deviennent de plus en plus fréquentes au milieu de chaque année scolaire au sujet des études supérieures des enfants.

Outre le débat sur l’enseignement public et l’enseignement privé, il y a le souci de faire le choix approprié. Les parents triment alors et certains, même s’ils n’ont pas les moyens, n’hésitent pas à s’endetter pour les envoyer à l’étranger. Ils vendent des biens et espèrent que tout se passera bien.

De nouvelles générations de migrants prennent le large ; il n’est pas certain qu’elles puissent rentrer, même si les choses ne marchent pas comme prévu. Elles peuvent être tentées de gonfler les rangs des migrants en situation illégale. Et les parents vont continuer à se plier en quatre pour les tirer d’affaires.

Et si par chance certains d’entre eux prennent la décision de rentrer pour lancer des projets ou s’installer dans leur pays, les expressions "qualité de vie", "malvivre", "sauvé", etc., retentissent dans leurs oreilles comme une cloche d’apocalypse.

On leur reproche alors d’avoir entamé un virage périlleux. Qu’à cela ne tienne, ils s’accrochent bien que la réinstallation soit difficile et que la bureaucratie freine momentanément leur élan. Or, les choses s’améliorent et l’espoir reste de mise, sinon pourquoi y aurait-il de plus en plus d’étrangers qui choisissent le Maroc comme un safe haven, un lieu idoine pour construire ou reconstruire leur vie ?

Mais, dit-on, j’aurais oublié de parler de la nouvelle réalité du terrain, en l’occurrence que le Maroc devient une terre de séjour de nombreux étrangers subsahariens, de Moyen-Orientaux et d’Européens. Non, pas du tout, seulement je n’ai pas voulu reparler des mêmes problèmes déjà relatés plus haut.

À la tête de ces problèmes, les conséquences des différentes formes de chocs culturels et psychologiques causés avant tout par des mariages mixtes et des appréhensions sur "la qualité de vie", de "malvivre", de "sauver" et de l’impossibilité de percevoir les changements politiques, économiques et sociaux sans sacrifier à la précipitation et aux jugements hâtifs. En tout cas, je m’y interdirais… Du moins, je l’espère.

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Le 5 août 2025 à 10h34

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