L’université, espace libre de débat
L'université est, et doit rester, un espace de débat, de savoir et d'apprentissage. Elle est également un lieu où des courants de pensée non-conformistes devraient coexister en toute liberté.
Le recours à la violence parmi les étudiants est inacceptable, voire condamnable. La violence de l'UNEM contre les étudiants de l'UGEM (istiqlalienne) était une pratique courante dans les années 70 et 80. La violence de la gauche contre les islamistes dans les années 80 est bien connue. L'abus verbal et physique des islamistes contre les autres groupuscules de gauche a été systématique durant les deux dernières décennies.
La pensée unique qui règne dans l'université est ou islamiste, ou gauchiste (avec coloration amazighe ou sahraouie).
Les libéraux, les centristes, la droite et les apolitiques constituent une majorité silencieuse qui subit les diktats de la pensée unique (islamisante ou gauchiste) d'une façon presque orwellienne.
C'est la démocratisation de la pensée, du débat, du comportement et des choix de vie qui sont les vrais enjeux de l'université d'aujourd'hui et de demain.
Quel espace universitaire nous voulons pour nos étudiants ? Est-ce celui d'un stalinisme idéologique (aussi bien islamiste que gauchiste) qui encourage le conformisme intellectuel, la complaisance dans le style et les idées - un stalinisme qui prétend détenir la vérité et qui fait que le recours à la violence soit un comportement acceptable? Ou celui d'un espace de débat, de choix, de challenges et de défis intellectuels et physiques susceptibles de forger l'expérience et l'identité d'une jeunesse censée prendre la relève dans quelques années ?
Le choix devrait être clair. Malheureusement l'instrumentalisation politicienne de la violence estudiantine n'est pas la bonne démarche pour réaliser ce choix.
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