PJD: interrogeons-nous sur les raisons de son succès avant de le critiquer
Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) est clairement ressorti renforcé des élections du 4 septembre dernier. Ce parti, pour le moins conservateur, a prouvé qu’il n’avait pas en face de lui une opposition partisane de son calibre. Même si on voulait minimiser son importance en arguant de sa troisième place aux communales, le fait est qu’il va diriger les mairies de grandes villes du royaume.
Le fait que les alliances entre les élus vont probablement atténuer son influence dans la présidence des régions ne change pas la donne.
Il me semble qu’il est grand temps de s’interroger sur les raisons de ce succès. Si l’on est un tant soit peu impartial, on reconnaîtra à ce parti son travail de proximité et surtout sa prédilection pour l’intérêt général au détriment de l’intérêt particulier qui a été jusqu’à son arrivée le premier enjeu des élus, à quelques rares exceptions.
Il faut aussi garder présent à l’esprit que la force du PJD est sa démocratie interne. Le travail des militants y est mis en valeur et ils savent qu’un jour ou l’autre, ils accèderont aux structures décisionnelles. Cette démocratie échappe aux caciques des autres partis, totalement figés dans leur hiérarchie, créant un immobilisme dévastateur, une lourde amertume chez les militants de base et décourageant d’éventuels partisans.
La problématique du déséquilibre d’influence entre le PJD et les autres acteurs politiques réside, de plus en plus, dans la conviction des électeurs que le sérieux et l’honnêteté ont un lien direct avec le référentiel religieux, chose que le PJD s’abstient évidement de démentir pour ne pas dire le contraire!
On ne peut en vouloir à ces électeurs car que trouvent-ils face à ce parti sinon des structures partisanes sclérosées avec des membres ayant des ventres à la place des yeux?
Remédier au déséquilibre serait de démontrer,dans la pratique, que l’honnêteté et le travail pour l’intérêt de la communauté et du pays peut avoir un référentiel réellement moderniste et que la capacité à gérer honnêtement les choses de la cité n’est pas forcément liéà la pratique religieuse ostentatoire.
Pour cela, il est nécessaire de mettre en place une structure politique et de l’ouvrir aux nombreuses personnes honnêtes et crédibles qui piaffent pour servir leur pays. Et surtout, surtout éviter d’accueillir les éternels transhumants qui trainent des lourdes casseroles derrière eux.
Les personnes honnêtes, crédibles et ayant un référentiel moderniste existent. Ne pas les voir c’est faire montre de cécité et rendre encore plus confortable le succès du PJD car il sera le seul à jouer sur le terrain politique.
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