Covid-19: L'ADFM s'inquiète de la situation des femmes précaires
L’Association démocratique des femmes du Maroc demande au gouvernement et aux collectivité locales de garantir des revenus pour les femmes qui travaillent dans le secteur formel et ne sont pas déclarées.
L’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) s’inquiète, dans un communiqué, de la situation des femmes précaires en cette période de crise du Covid-19.
"Au Maroc, les femmes sont plus nombreuses à avoir un statut de travailleuse indépendante et d’aide familiale, d’après les statistiques du HCP relatives au secteur informel. Très souvent, ce statut est confondu avec celui de travailleuse à domicile. Cette situation enfonce cette catégorie davantage dans la pauvreté, la précarité et la violence économique", indique-t-elle.
Citant les chiffres de l’enquête sur l’emploi menée en 2018 par Haut-commissariat au plan (HCP), l’ADFM rappelle que sept femmes cheffes de ménage sur dix sont veuves ou divorcées. De plus, 65,6% parmi elles sont analphabètes et la majorité (75%) est inactive.
En cette période de crise et confinement, l’ADFM "appelle le gouvernement et les collectivités territoriales à prendre en considération le fait que l’effectif des femmes dans le secteur informel est sous-estimé; les femmes cheffes de ménages ne disposant pas de la carte Ramed et qui doivent soumettre une demande d’aide risquent d’être exclues vu les critères d’éligibilité; certaines femmes travaillant dans le secteur formel ne sont pas déclarées".
L’association demande également "la garantie des revenus pour les femmes travaillant dans le secteur formel mais non déclarées (employées des bains maures, salons de coiffure, vendeuses, etc.) par l’incitation des employeurs, en mesure de le faire, de maintenir leurs salaires pendant le confinement à travers des crédits à 0% ou autres dispositions", ainsi que la mise en place d’une nouvelle cartographie de la pauvreté basée sur le genre.
Des demandes appuyées par une quarantaine d’associations de la société civile marocaine, notamment l’association Solidarité Féminine-Casablanca, l’association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté, l’Association de lutte contre le sida (ALCS) et l’association Alliance des femmes du Maroc pour le développement et la formation (Tétouan).
À découvrir
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.