Le Maroc boucle ses préparatifs et attend l'autorisation du vaccin en Chine
Contrairement au Royaume-Uni qui a autorisé ce mercredi 2 décembre, le vaccin de Pfizer/Biontech, le Maroc a choisi d'attendre que le vaccin de Sinopharm soit d'abord autorisé dans son pays d'origine, la Chine. C'est une question de jours.
Le dispositif logistique est prêt, apprend Médias24 de source autorisée. Il reste la procédure réglementaire (autoriser le vaccin) pour recevoir les précieuses fioles. La date et le lancement effectif seront évidemment décidés par le Roi Mohammed VI.
L'aspect réglementaire est important. En voici les bases, telles que nous l'expose notre source :
Aucune réglementation au monde ne peut empêcher un pays d'autoriser un vaccin ou un médicament, dans une situation d'urgence sur son propre territoire. Mais la pratique veut que la première autorisation soit délivrée par le pays d'origine du laboratoire producteur.
Le Royaume-Uni a, pour sa part, choisi d'autoriser le vaccin Pfizer/Biontech alors que la réunion de la FDA américaine, destinée à examiner la requête du laboratoire, est programmée pour le 10 décembre. Le Royaume-Uni a donc devancé les autorités sanitaires des Etats-Unis. Pourtant, ce vaccin à ARN messager, une technique jamais utilisée auparavant sur des humains, suscite quelques réserves, en raison d'un recul insuffisant.
La procédure habituelle commence par l'autorisation du vaccin dans son pays d'origine; qu'il s'agisse d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) normale ou d'urgence. Dans le cas marocain, les procédures concerneront des vaccins de Sinopharm et d'Astra/Zeneca, pour lesquels notre pays a déjà signé des contrats.
Ce n'est qu'après l'enregistrement dans les pays d'origine que les laboratoires producteurs se dirigent vers d'autres pays pour élargir leur marché.
Dans le cas de la Covid-19, aucun candidat vaccin n'aura fini ses essais de phase 3 avant fin 2021. Donc, tous les pays vont recourir à des autorisations d'urgence.
Le vaccin qui bénéficie actuellement du plus grand recul est le vaccin chinois puisqu'il a été utilisé en Chine et aux Emirats, ainsi que dans plusieurs essais cliniques de phase 3 dans des pays comme le Maroc.
Une fois que ce vaccin aura été enregistré dans son pays, le Maroc devra récupérer les données scientifiques pour l'enregistrer à son tour. Une étape qui est lancée par la Direction des Médicaments et de la Pharmacie au ministère de la Santé et qui est complexe. Etant donné l'urgence imposée par l'épidémie, on peut penser à une procédure en "fast track".
Le Maroc a en principe deux options :
- faire comme le Royaume-Uni et délivrer sans attendre l'autorisation d'urgence. Ce choix, qui aurait fait gagner quelques jours, aurait prêté le flanc à la critique.
- attendre que l'autorisation soit délivrée en Chine et entamer alors la procédure marocaine.
Le Maroc n'a choisi aucune de ces deux options, mais une troisième qui se situe entre les deux. Il a déjà entamé, depuis une dizaine de jours, sa procédure d'enregistrement du vaccin BBIBP-CorV de Sinopharm. Il a récupéré les données scientifiques les plus récentes de l'essai phase 3. Dès que le vaccin de Sinopharm sera autorisé en Chine, il sera très vite enregistré au Maroc.
La demande d'enregistrement en Chine a été déposée le 25 novembre. C'est désormais une question de jours. Dès que cette autorisation aura été donnée, il ne restera plus qu'à attendre l'arrivée des vaccins et à définir la date de démarrage.
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