Le Maroc introduit l'usage du scanner dans le diagnostic des cas de Covid-19
Le ministère de la Santé a décidé, en plus du renforcement de la recherche active des cas de Covid-19 grâce au dépistage, de rendre plus sensible la définition des cas et d'introduire les images scanner dans le diagnostic.
Outre la circulaire annonçant le lancement d'une campagne de dépistage à grande échelle, le ministère de la Santé en a diffusé une autre, le même jour (mercredi 20 mai) annonçant l'adoption d'une nouvelle définition de cas plus sensible et la prise en considération des données tomodensitométriques (par scanner) dans le diagnostic des cas de covid-19. L'objectif est de renforcer la détection précoce des infections.
La décision du ministère intervient suite à l’augmentation de la proportion des cas asymptomatiques et peu symptomatiques au Maroc, et à l'évolution de la situation épidémiologique de Covid-19 au niveau national, caractérisée par l’enregistrement de foyers épidémiques en milieu familial et professionnel.
Dans la nouvelle définition, le "cas probable" fait son apparition.
Ainsi selon la nouvelle définition, un cas possible est désormais évoqué pour:
- toute personne présentant des signes d’infection respiratoires (toux, mal de gorge, difficulté respiratoire...) et/ fièvres supérieure à 38°C en l’absence d’autres étiologies évidentes
- ou toute personne présentant de façon soudaine une perte de l’odorat sans obstruction nasale, ou une perte du goût.
Quant au cas probable, c’est :
- toute personne hospitalisée pour infection respiratoire aigüe sévère avec les 3 critères suivants :
1- Contexte épidémiologique évocateur :
- contact avec une personne confirmée ;
- ou professionnel de santé exerçant dans une structure de santé où des cas de covid-19 confirmés ou possibles, sont pris en charge ;
- ou professionnel de santé exerçant dans un laboratoire où sont analysés des échantillons de covid-19;
2- Bilan biologique non évocateur d’une autre étiologie infectieuse évidente;
3- Images à la TDM (tomodensitométriques) très suspectes de Covid-19.
Notons que des recherches publiées en avril dans la revue Radiology ont révélé que la sensibilité de la tomodensitométrie à l'infection au coronavirus était de 98% contre 71% pour la RT-PCR. Les auteurs de la recherche ont donc conclu que la tomodensitométrie devrait être utilisée comme principal outil de dépistage de ce virus. Une opacité pulmonaire dite "en verre dépoli" sur un scanner thoracique, est considérée comme évoquant une atteinte au Coronavirus.
Le cas confirmé est pour sa part :
- toute personne chez qui une infection au SRAS-CoV-2 a été confirmée par une technique de diagnostic moléculaire (RT-PCR ou autre technique assimilée) ;
- ou tout cas probable dont un test moléculaire est revenu négatif mais une sérologie IgG covid-19 réalisée par une technique Elisa ou immunofluorescence est revenue positive.
Prise en charge
Les critères de guérison sont restés inchangés par rapport à la note communiquée en avril aux professionnels de la santé, ainsi que la prise en charge des différents cas, le suivi de pharmacovigilance et le protocole thérapeutique
Quant à la prise en charge en post-guérison, le ministère a décidé de laisser les patients guéris, dont le test moléculaire de contrôle réalisé le 9e jour est revenu positif, en confinement durant 14 jours de plus.
Un dernier test de biologie moléculaire sera réalisé à l’issue des 14 jours d'isolement (à j 25). Si ce test revient négatif, l’isolement est arrêté. Le patient devra toutefois continuer à suivre les recommandations destinées à la population générale.
Si ce test revient positif, l'isolement sera poursuivi durant 7 autres jours puis arrêté. Un test sérologique sera réalisé à l’issue de ces 7 jours afin d’étudier la séroconversion parmi les cas de covid au Maroc.
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