Prix élevés des vols spéciaux : RAM et Air Arabia s'expliquent
Deux jours avant la reprise de certaines liaisons internationales des 2 compagnies nationales, les clients ont investi en masse les agences commerciales ainsi que les sites de la RAM et d’Air Arabia. Selon deux sources fiables, le nombre limité de vols, surtout vers le Maroc, et la très forte demande expliquent la hausse temporaire des tarifs en juillet, mais la situation redeviendra normale dès le mois d’août.
Seules compagnies à avoir été autorisées à reprendre certains vols internationaux, Air Arabia et la RAM font face à une forte demande provoquant embouteillages aux agences et perturbations sur leurs plateformes en ligne ainsi que des critiques sur les pratiques tarifaires.
A la RAM, des prix moins chers qu’en juillet 2019 ?
Joints par Medias24, les responsables commerciaux des deux transporteurs démentent formellement « les rumeurs » selon lesquelles les prix auraient été augmentés, opportunément, de façon à rattraper les quatre mois d’inactivité.
Ainsi, selon un responsable de la RAM, un effort financier aurait été consenti avec « l’élaboration de tarifs moins chers que ceux pratiqués lors de l’été 2019 ».
« Contrairement à certaines allégations, il n’y a eu aucune hausse tarifaire car s’il est vrai que la compagnie a eu des problèmes de trésorerie, son objectif est de regagner la confiance de sa clientèle et certainement pas de se l’aliéner pendant le court monopole qu’elle aura avec Air Arabia.
L’occasion de purger des milliers de billets inutilisés pendant la crise
« De plus, cette réouverture partielle des vols internationaux a permis de remettre à zéro le compteur auprès de milliers de clients qui avaient payé d’avance et n’avaient donc pas pu utiliser leurs billets.
« A partir de là, ils seront non seulement prioritaires pour l’octroi de disponibilités (dates …) mais bénéficieront également d’un avoir, en cas de différence tarifaire entre leur ancien et nouveau ticket de voyage.
Une forte demande qui fait grimper le prix des derniers billets
Même discours du côté d’un membre du staff d’Air Arabia pour qui les seules hausses constatées s’expliqueraient par la logique de la loi de l’offre et de la demande, en ajoutant que ce phénomène va se tasser en août.
« Dans toutes les compagnies du monde, il est normal qu'un client de dernière minute doive payer plus cher son voyage surtout quand l’avion est déjà pratiquement complet comme c'est le cas pour les premiers vols de retour vers le Maroc qui sont très sollicités.
« En effet, ces derniers sont littéralement pris d’assaut par de nombreux MRE et nationaux bloqués à l’étranger, sans compter les dizaines de milliers d'étudiants marocains qui piaffent d'impatience à l'idée de visiter leur famille », conclut notre interlocuteur.
Aussi, face aux nombreuses demandes aussi bien à l’étranger qu’au Maroc, la RAM a par conséquent étendu ce lundi 13 juillet, la vente de ses billets au réseau national des agences de voyages ce qui permettra d’alléger la charge de travail de ses agences et de son site.
Interrogations de certains clients qui s'avèrent infondées
Ainsi, au lendemain de l’annonce de reprise partielle des vols internationaux des 2 compagnies et face à l’affluence record, constatée devant les bureaux de la RAM (Air Arabia ne commercialise qu’en ligne), certains clients n'ont pas manqué de dénoncer un manque d'organisation.
D’autres ont même partagé sur les réseaux sociaux des captures d’écran de tarifs proposés par la RAM et Air Arabia en les présentant comme "des compagnies qui profiteraient de leur monopole temporaire pour augmenter les prix" dans l'espoir de rattraper les pertes liées à la crise.
Après s’être connecté à son site de réservation, il s’avère qu’il n’y a eu aucune explosion des prix qui sont restés relativement stables par rapport à ceux pratiqués avant la crise du Covid-19.
Des avions vides à l’aller et surbookés au retour sans effet tarifaire ?
S’il est vrai que les tarifs des vols en provenance de l’étranger sont légèrement plus élevés que ceux au départ du Maroc, c’est parce que les premiers sont quasi complets et les seconds presque vides.
Une conclusion confirmée par notre source qui affirme que la compagnie publique n’a « absolument pas répercuté » les pertes des vols de l’aller sur le tarif des billets de retour, sachant que ces derniers sont presque tous déjà pleins.
« Sachant qu’un vol n’est rentable qu’à 70% de taux de remplissage, il serait stupide d’augmenter les prix, car cela fera fuir notre clientèle traditionnelle vers la concurrence, après la réouverture totale du ciel marocain et la fin du monopole provisoire d’Air Arabia et de la RAM.
Effet pandémie ou pas, le last minute est toujours aussi cher
Ainsi, à titre de comparaison, un vol Casablanca-Lyon en classe économique coûtera environ 5.000 dirhams avec la compagnie charter Air Arabia et 6.200 dirhams en empruntant une liaison régulière de la RAM. Soit des tarifs quasiment identiques à ceux proposés avant la crise sanitaire.
Après réservation sur son site, il s'avère que si les tarifs RAM de la business restent stables, ceux de la classe économique augmentent normalement en cette période de forte demande, surtout à l’approche de la fête de l’Aïd qui enregistre toujours un fort flux de MRE, désireux de rentrer au pays.
En conclusion, notre source déclare que "les 58 avions-passagers suffiront largement" à couvrir l'importante demande prévue au mois d’août, mais vu la concurrence internationale, il convient de réserver dès aujourd’hui, sous peine d’avoir des prix plus élevés en très haute saison.
Ci-après, une des nombreuses captures d'écran publiées sur les réseaux sociaux censées dénoncer les prix pratiqués par les 2 compagnies.
Après recoupement, il s'avère que les 4 700 euros (soit 51 000 dirhams) présentés par l'internaute comme étant le prix d'un billet pour un seul passager sont en réalité le tarif pour 4 personnes (2 adultes, 1 enfant et 1 bébé) en business classe sachant que l'économique était complète:
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