Un «cadeau pour toi» de Karima Elaji
Concrétiser une bonne idée avec des moyens limités. Karima El Aji est parvenue à résoudre l’équation pour lancer son offre de coffrets cadeaux sous la marque Cadolik. Explications.
A écouter Karima El Aji, on en serait convaincu : les coffrets cadeaux, « c’est génial ! » « C’est un excellent concept car il laisse le choix à celui qui le reçoit de faire ce qu’il veut : c’est le seul cadeau qui permet cette liberté. », explique Karima. Abordable, surprenant, adaptable au goût de chacun… le concept du coffret cadeaux qui a fait ses preuves à l’étranger est désormais disponible au Maroc. Il correspond aux attentes d’aujourd’hui par sa souplesse d’utilisation et s’adapte bien aux nouveaux modes d’achat sur internet. Pour Karima, l’affaire est entendue : le coffret cadeau a tout pour plaire aux Marocains.
Analyser le concept de l’intérieur
Pourtant, le lancement d’une telle offre ne s’est pas fait en un jour. Tout a commencé à Paris où Karima a pu étudier le concept « de l’intérieur » comme chargé de communication chez le leader du marché. Et comme le Maroc n’intéresse pas les grands opérateurs, notamment Wonderbox et Smartbox, Karima s’est dit qu’elle avait une carte à jouer.
Forte de son expérience en France à l’âge de 17 ans et de sa formation en sciences éco et en management des entreprises de la net-économie, Karima réalise son étude de marché afin de valider son idée. Elle bénéficie alors de l’accompagnement de l’association Maroc entrepreneurs qui l’aide à mettre au point un business plan, trouver les financements, anticiper les démarches administratives…
Un coup de pouce des femmes entrepreneurs
Autre aide précieuse : celle de l’Association des femmes chefs d’entreprises au Maroc (Afem). « Mon projet a été validé par l’association pour rejoindre son incubateurs d’entreprise, ce qui m’a permis de bénéficier de bureaux gratuits pendant 18 mois, mais surtout d’un suivi personnalisé. », raconte Karima.
Côté finances, Karima s’est passé des banques et a mobilisé l’épargne constituée au cours de ses années de travail en France. Et, elle fait jouer à plein le « crédit fournisseurs » : « En allant rencontrer toutes les personnes avec lesquelles je voulais travailler, et en leur expliquant mon projet, j’ai pu les convaincre de me faire confiance et de m’accorder des facilités de paiement, jusqu’à une année dans certains cas. C’est une bonne solution qui permet de construire une relation de long terme avec des futurs partenaires. »
Les entreprises lui font confiance
Aujourd’hui, l’offre de Cadolik a trouvé son public, avec des coffrets répartis en 4 thématiques à partir de 250 DH. L’essentiel du chiffre d’affaires est réalisé avec les entreprises qui offrent le coffret à leurs clients ou salariés en fin d’année. Bientôt, de nouveaux coffrets devraient voir le jour, avec notamment une première au Maroc : la mise sur le marché d’une offre d’hôtels en Europe. Cadolik lancera aussi des nouveaux coffrets sur des thématiques déjà existantes - bien-être ou voyage - ou nouvelles, comme les restaurants.
A 29 ans, bien que débutante, Karima a déjà une idée de ce qu’il faut faire et ne pas faire. « L’important, à mes yeux, c’est de bien préparer son projet, vérifier qu’il correspond à une attente et qu’il est viable économiquement. L’inconvénient, c’est le temps que cela prend : autour de moi, les gens commençaient à douter, trouvaient que c’était trop long… Il faut donc une bonne dose de ténacité, et travailler sur le long terme. », souligne Karima.
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : Bruxelles se projette déjà sur l’investissement
Sur Medi1TV, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères a présenté l’issue "politique" du différend autour des provinces du Sud comme un facteur d’accélération d’une dynamique européenne déjà amorcée sur le terrain.
Article : Agents de gardiennage : vers la fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Article : Cinéma. Dans “Calle Málaga”, Maryam Touzani célèbre la vie et lève le tabou de la vieillesse
Né de la douleur, de la perte et du besoin de garder vivant le souvenir de sa mère, le nouveau film de Maryam Touzani se veut un hommage à la renaissance. Dans les rues de Tanger, la réalisatrice nous confie son souhait de transformer la vieillesse en un privilège et de faire de la fiction un espace de liberté pour filmer la persistance de l'être et l'amour de la vie.
Article : Race to the bunkers: Algiers rattled by the FAR’s technological rise
Satellite images circulating on social media point to unusual activity across the border. The Algerian army appears to be stepping up the construction of underground structures, underscoring its concern over the precision of Moroccan strike systems.
Article : Mondial 2030. Où en sont les chantiers des stades de Casablanca ?
Casablanca accélère la modernisation de ses infrastructures sportives à l’approche de la Coupe du monde 2030. Plusieurs stades emblématiques de la ville font l’objet de projets de réhabilitation ou de reconstruction, avec des investissements importants mobilisés. Round-up.
Article : Sahara : malgré ses efforts, Alger se heurte à une ligne américaine inchangée
En marge de l’Antalya Diplomacy Forum, en Turquie, le ministre des Affaires étrangères algérien et le haut conseiller du président américain pour le monde arabe et l'Afrique ont échangé autour de plusieurs "sujets d'actualité", dont le Sahara. Mais derrière les formules convenues du texte algérien, l'appui américain à l'intégrité territoriale du Maroc demeure clair et inchangé. Relevant depuis décembre 2020 de la logique de la continuité étatique, la position de Washington s'inscrit désormais dans la durée, indépendamment des alternances politiques internes ou des efforts diplomatiques engagés par Alger. Analyse.