L’immobilier de bureau en perte de vitesse
L’argus de l’immobilier publié par Bank Al Maghrib brosse le tableau du secteur. Le nombre de transactions est en baisse de 8,1%.
Le baromètre de l’immobilier de Bank Al Maghrib pour le premier trimestre 2013 vient d’être publié. Globalement, l’heure est à la stagnation. Mais cette moyenne cache bien des disparités selon la nature de l’actif et la ville où il est situé.
Ainsi, s’il y a un segment qui a su se distinguer, c’est bien celui du résidentiel dont les prix ont augmenté de 0,5% par rapport à la même période de l’année passée. Les actifs commerciaux et le foncier ont, par contre, encaissé des baisses des prix respectives de 2,9% et 0,2%.
Côté volumes, la tendance est clairement à la baisse. Seulement 26.171 transactions ont été recensées par l’Agence nationale de la conservation foncière, soit une baisse 8,1% par rapport au premier trimestre 2012. Et cette fois-ci, ce sont les biens commerciaux et le foncier qui ont tiré la moyenne vers le bas : les transactions sur les locaux commerciaux et les bureaux ont chuté de 15,2%, contre 14,3% pour les terrains et 5% pour le résidentiel.
Par ailleurs, en analysant de près la structure des ventes, il apparaît nettement que les appartements continuent à drainer le plus de transactions. Les chiffres de Bank Al Maghrib en attestent : 69% des ventes nationales ont porté sur ce produit. Les terrains urbains en totalisent 24% contre 7% pour les biens commerciaux.
Quid des évolutions par ville ?
La lecture géographique des prix révèle bien des surprises. Les plus fortes hausses concernent Oujda (4,4%), Tanger (1,1%), et Kénitra (0,6%) alors que les plus fortes baisses sont enregistrées à Rabat (-0,3%) et El Jadida (-1,4%).
Côté transactions, deux villes paient le prix de la récession. Il s’agit de Fès et El Jadida qui accusent des baisses respectives de 5,7% et 20,7%. A contrario, les plus fortes hausses ont été enregistrées à Oujda (6,1%) et Kenitra (4,4%). Toutefois, la capitale économique prend la tête du peloton en s’accaparant 30,7% du volume globale des transactions.
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