Naissance d’un think tank en marketing et communication
Khalid Baddou lance l’Association marocaine du marketing et de la communication. Il nous présente les objectifs de cette nouvelle structure.
Khalid Baddou, bien connu pour son «militantisme» au profit du marketing, vient de lancer les premières fondations d’une Association marocaine du marketing et de la communication (AMMC), dont le but est de devenir un véritable relais de développement marketing et de croissance économique au Maroc. Ce jeune trentenaire est également le président de l’Association des lauréats de l’université Al-Akhawayn et a exercé chez Nestlé et Merck Sharp & Dohm. Il nous explique les tenants et aboutissants de son initiative.
Quels sont l’objectif et les enjeux de l’Association marocaine du marketing et communication?
L’AMMC est une association qui a émergé depuis deux ans sur les réseaux sociaux, en l’occurrence LinkedIn. Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape à travers la création officielle d’une association.
Nous sommes partis d’un constat, qui est l’absence de plateforme dédiée aux professionnels du marketing et de la communication, où ces compétences peuvent se retrouver à titre individuel et non pas institutionnel (représentants d’annonceurs ou d’agences). C’est ici que réside l’enjeu de la création de l’AMMC. Il s’agit d’un cadre rassemblant ces professionnels afin de faire évoluer ces métiers et réfléchir ensemble à des problématiques communes.
L’association ambitionne en effet de créer une valeur ajoutée supérieure aux grandes entreprises comme aux PME et d’avoir ainsi un impact considérable dans le marché du marketing et communication, à travers des études sur des thématiques précises et des réflexions de groupe intelligentes.
L’objectif de l’association est de valoriser davantage les métiers du marketing et de la communication au sein des PME et des multinationales d’une part, et d’améliorer les relations entre le top management et les responsables de ces fonctions stratégiques d’autre part. Il est primordial pour le succès d’une entreprise que le binôme directeur général /directeur marketing et communication regarde dans un sens commun depuis le développement de la stratégie de l’entreprise jusqu’à son implémentation.
Le deuxième enjeu est relatif à sensibilisation quant à la différence entre les métiers du marketing, de la communication et du commercial qui sont des fonctions complémentaires mais distinctes. Ces métiers sont en train de se diversifier et de nouvelles spécialités apparaissent : le marketing durable et environnemental, la communication de crise, les médias sociaux… Il est important que les expériences et les expertises de tous ces professionnels se retrouvent dans un même cercle, chose qui sera utile à toute la profession.
C’est une vision très ambitieuse. Mais quelle stratégie et quel plan d’action pour la concrétiser ? Quel marketing mix allez-vous adopter pour vous imposer ?
Notre stratégie est de nous positionner tout d’abord sur un créneau de métiers spécifiques, à savoir le marketing et la communication, et de nous doter en ressources humaines compétentes dans ces métiers.
Notre plan d’action prévoit des séminaires d’échange, des journées de formation, du coaching, du conseil, du réseautage, des publications, etc, qui contribueront à la création d’un environnement adéquat aux professionnels.
Concernant le recrutement des membres, il se fera dans un premier temps à travers les réseaux sociaux et surtout à travers le parrainage des professionnels séniors d’une haute expertise afin de créer le noyau dur de l’association. Une fois cette démarche accomplie, nous nous lancerons pour le recrutement à deux niveaux : universitaire et professionnel.
Cela constitue votre approche à court terme, pour exister et vous faire reconnaître. Quelles sont vos ambitions à long terme ?
L’AMMC aspire à devenir un «think tank en marketing et communication» qui conseille et développe les compétences des professionnels avisés et réalise des études de grande envergure. Il s’agit de dire que l’association a pour principal souci de favoriser l'évolution des entreprises et d’apporter une contribution positive à l'économie marocaine.
Une fois ce positionnement atteint, nous allons avancer sur des partenariats avec les institutionnels à l’exemple de la CGEM, l’Afem ainsi que les entreprises privées et publiques. Notre apport pourra être, à titre d’exemple, un programme de monitoring et accompagnement en communication et marketing pour les TPE et les entreprises nouvellement créées.
Nous envisageons également d’avoir des antennes régionales de l’association pour développer sa notoriété et son rayonnement.
Et le bureau de l’AMMC ?
Le bureau exécutif de l’AMMC sera composé des fonctions de président, vice-président, secrétaire général et trésorier, en plus des présidents de commissions thématiques dont la liste est en cours de finalisation. Ces commissions seront en même temps les passerelles de l’association avec les entreprises, le monde académique, les agences et les prestataires de services.
L’AMMC disposera également d'un « advisory board » qui contribuera à donner les orientations stratégiques, soutenir ses activités et participer au rayonnement de l’association. Cette instance consultative sera composée de personnalités reconnues de la profession, de cadres dirigeants, de chefs d’entreprises et d’universitaires.
À découvrir
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.