Abdellah Bouanou: «Karim Ghellab doit partir»
Abdallah Bouanou répond aux questions de Médias 24 au sujet de la situation politique. Pour lui, les élections anticipées est une option qui n'est pas écartée par le PJD. Il considère Karim Ghellab, président de la chambre des Représentants comme démissionnaire.
Sur le plan éthique et politique, "il doit partir", estime-t-il. La Constitution (art. 62) prévoit que le mandat de M. Ghellab dure jusqu'en avril 2014.
Quelle est l’attitude du Parti de la Justice et du Développement (PJD) au lendemain de la démission de 5 ministres de l’Istiqlal du gouvernement? Le PJD envisage-t-il de tenter de former une nouvelle coalition ou préfère-t-il l’option de nouvelles élections législatives anticipées? Maintenant que l’Istiqlal a officiellement quitté la majorité, Karim Ghellab président istiqlalien de la Chambre des représentants doit-il quitter son poste? Enfin que pense M. Bouanou de la comparaison faite par Hamid Chabat de l’Istiqlal entre le destin du Marocain Benkirane et celui de l’Egyptien Morsi samedi dernier lors d’un meeting politique à Bouarfa?
Au lendemain de la présentation par 5 ministres istiqlaliens de leur démission du gouvernement dirigé par le chef du PJD Abdelilah Benkirane, Abdellah Bouanou interrogé en exclusivité pour Médias 24 ce mercredi 10 juillet a considéré que «la majorité poursuit son travail, gère les affaires courantes au moins jusqu’à ce que l’on sache dans les prochaines semaines s’il y aura une nouvelle majorité ou bien de nouvelles élections».
Dès le début de sa réponse M. Bouanou insiste sur le fait que la présidence de la Chambre des représentants relève de la majorité, «et que de ce fait cette démission concerne 6 ministres istiqlaliens et le président de la chambre basse». «Lorsque le chef du gouvernement aura accepté ces démissions, il va les présenter à S.M. le Roi et une fois ces démissions acceptées par le Souverain, soit de nouvelles consultations sont menées avec les partis politiques pour former une nouvelle majorité, soit le parlement est dissout et de nouvelles élections organisées». Pour M. Bouanou, «le choix entre ces deux hypothèses dépendra de la décision du conseil national du parti».
«Maintenant, nous allons répondre aux attaques de Chabat»
Le chef du groupe du PJD (106 élus au total) à la Chambre des représentants estime par ailleurs que si des élections législatives anticipées sont organisées, «elles ne constitueraient qu’un juste retour devant les électeurs, quoique, déplore-t-il, de nouvelles élections ne résoudront pas le problème de la balkanisation du champ politique et le fait que 15 partis soient représentés au parlement».
Interrogé sur l’audacieuse comparaison faite par le leader istiqlalien entre le destin de Morsi et celui d’Abdelilah Benkirane, M. Bouanou a tout d’abord indiqué que «maintenant que l’Istiqlal a quitté la majorité, le PJD va répondre à toutes les attaques» soulignant que son parti avait tenté d’éviter toute polémique avec l’Istiqlal jusqu’à lundi dernier «car Chabat faisait une déclaration par jour». S’agissant plus précisément du rapprochement fait par Chabat entre la situation égyptienne et la situation marocaine, Bouanou s’est montré virulent, déclarant à Médias 24 que «Chabat peut se considérer comme le général égyptien Al Sissi, que ses mots reflètent sa vision de la politique. Si Chabat est donc du côté des militaires et des putschistes, dans le camp de ceux qui refusent la légalité.»
«Karim Ghellab doit aussi partir»
Sur le thème des informations faisant état de contacts entre le PJD et le RNI, Bouanou a refusé de s’avancer arguant du fait qu’il n’est «au courant de rien» et que «tant que l’Istiqlal était dans la majorité, le PJD n’avait pas a priori de contacts avec d’autres forces politiques».
Enfin s’agissant du calendrier politique des prochains jours et semaines, Abdellah Bouanou estime que le gouvernement poursuivra normalement son travail jusqu’à la formation d’une nouvelle majorité ou l’organisation de nouvelles élections.
S’agissant du parlement, Bouanou juge qu’aucun «travail législatif nouveau ne sera possible étant donné que la présidence du parlement est occupée par Ghellab qui faisait partie d’une majorité qui n’existe plus».
«Sur le plan politique et éthique, le président de la Chambre des représentants doit geler son activité et ensuite quitter son poste si une nouvelle majorité est trouvée».
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