La Bourse de Casablanca: des volumes d'échanges «anémiques» durant ramadan
Les échanges à la Bourse de Casablanca devraient continuer à enregistrer des volumes «anémiques» durant le mois de ramadan, en raison du contexte boursier actuel et de la compression des horaires de cotation, indique Upline securities, filiale du groupe de la Banque populaire.
«Historiquement, l'activité pendant le mois de ramadan connaît un certain tassement, en raison de la compression des horaires de cotation - à l'instar de celle des horaires de travail en général –» , font noter les analystes d'Upline dans une déclaration à la MAP, précisant que ce mois sacré «intervient cette année dans un contexte boursier particulier, caractérisé par des volumes déjà anémiques», ce qui fait que son impact «sera certainement dilué».
En ce qui concerne les investisseurs étrangers, l'équipe Upline securities explique que la difficulté sera plutôt de trouver des contreparties locales pour leurs transactions, dans ce contexte de léthargie du marché.
Durant le mois de ramadan de l'exercice précédent, survenu entre le 20 juillet et le 20 août, l'indice boursier global Masi «avait fait du surplace avec une baisse cantonnée à -0,11%», rappelle la même source, soulignant que les échanges moyens quotidiens sur cette période se sont établis à 48,8 millions de DH, contre une volumétrie moyenne quotidienne de 118,4 millions de DH (Marché central) sur toute l'année 2012.
Quant au marché des biens et des services, la tendance de la demande est nettement haussière, ce qui traduit naturellement les habitudes de consommation des ménages marocains durant ce mois sacré. Toutefois, cette évolution propice, quoique à caractère saisonnier, a tendance à favoriser les pressions inflationnistes au niveau de l'évolution des prix.
«Les changements des habitudes des ménages, notamment en matière de consommation alimentaire ( ), constituent le principal facteur de transmission des impacts du mois de ramadan sur les évolutions des prix», affirme, dans ce cadre, le Haut commissariat au plan (HCP).
Le mois de ramadan a presque toujours réconforté la demande sur le marché des biens et des services, ce qui engendre généralement des pressions au niveau de la dynamique de l'inflation certes. Toutefois, étant donné la conjoncture assez particulière que traverse le marché boursier, marquée par un manque de liquidité et par une faiblesse du volume des transactions, les prévisions pour le mois sacré semblent pointer vers un maintien du statu quo.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.