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Ukraine: Zelensky accuse la Russie de “terrorisme nucléaire” 40 ans après Tchernobyl

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Le 26 avril 2026 à 18h04

Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de "terrorisme nucléaire" à l'occasion du 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl dimanche, affirmant que l'invasion russe en cours depuis plus de quatre ans risquait de provoquer un nouveau désastre.

Près du réacteur accidenté, le président ukrainien s'est recueilli devant le monument honorant les "liquidateurs", ces centaines de milliers de personnes qui ont nettoyé le site de la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire.

En déclenchant l'invasion de l'Ukraine en février 2022, la Russie est "une nouvelle fois en train de mener le monde au bord d'une catastrophe provoquée par l'homme", a-t-il dit plus tôt sur les réseaux sociaux.

"Le monde ne doit pas permettre que ce terrorisme nucléaire se poursuive, et la meilleure façon d'y mettre fin est de contraindre la Russie à stopper ses attaques irresponsables", a-t-il ajouté.

Dû à des erreurs de conception et de manipulation, l'accident de la centrale --alors soviétique-- de Tchernobyl, le 26 avril 1986, à 80 kilomètres au nord de Kiev, est la pire catastrophe nucléaire civile de l'histoire.

Le désastre a fait des milliers de morts au fil des années, exposé quelque 600.000 "liquidateurs" à de fortes doses de radiations, provoqué le déplacement de millions de civils et déclenché une montée des mouvements antinucléaires en Europe.

La région autour de Tchernobyl offre aujourd'hui un spectacle de désolation avec des villes fantômes, des bâtiments en décomposition envahis par la végétation, des champs et forêts abandonnés, a constaté l'AFP.

Sur le site lui-même, la situation reste précaire du fait des combats. En février 2025, un drone russe a percuté et endommagé une nouvelle coque de protection installée en 2016.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé à ce que cette "nouvelle enceinte de confinement" soit réparée "dès que possible", une opération compliquée en raison de la guerre.

"Laisser la situation en l'état est problématique", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Kiev.

Si rien n'est fait, un effondrement incontrôlé du sarcophage, l'enveloppe interne construite à la hâte en 1986, pourrait accroître le risque de rejets de radioactivité, a averti Greenpeace dans un rapport mi-avril.

- "Mépris pour la vie humaine" -

"Le même mépris pour la vie humaine qui a caractérisé la réponse soviétique (en 1986, ndlr) se retrouve aujourd'hui, dans les frappes russes contre les villes ukrainiennes (et, ndlr) dans les installations nucléaires occupées", a dit la présidente moldave Maia Sandu, présente aux côtés de Zelensky devant le monument des "Héros de Tchernobyl".

Moscou et Kiev s'accusent régulièrement de cibler une autre centrale nucléaire ukrainienne, celle de Zaporijjia, la plus grande en Europe, dans une zone aujourd'hui occupée par les troupes russes et dont les six réacteurs sont aujourd'hui à l'arrêt.

"Quand le monde traite avec la Russie, chacun doit comprendre qu'il a affaire à une force absolument irresponsable et, à bien des égards, tout simplement insensée, qui doit être réellement contenue pour la sécurité de nous tous", a affirmé Volodymyr Zelensky.

Le dirigeant ukrainien a aussi appelé à élargir les sanctions occidentales contre la Russie pour englober son industrie nucléaire.

De son côté, l'agence nucléaire russe Rosatom a appelé à "tirer les leçons de cette expérience dans chacune des décisions que nous prenons aujourd'hui, afin d'éviter qu'une catastrophe similaire ne se reproduise".

A Slavoutych, ville construite en 1986 à 120 kilomètres au nord de Kiev pour accueillir des déplacés, des habitants, certains en larmes, se sont rassemblés comme chaque année pour rendre hommage aux victimes.

Vêtues de combinaisons blanches anti-radiation, représentant les "liquidateurs", des personnes ont déposé des bougies à terre, reconstituant le symbole de la radioactivité.

"Nous vivons en état de guerre, mais ce n'est pas une raison pour oublier la catastrophe", a confié Olga Chevtchenko, une blogueuse de 27 ans, à l'AFP.

L'énergie atomique ne doit être utilisée qu'à des fins pacifiques, a pour sa part lancé le pape Léon XIV à la fin de la traditionnelle prière dominicale au Vatican.

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Le 26 avril 2026 à 18h04

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