Marketing : Les Espaces Saada font appel à une star bollywoodienne
Choisir le milliardaire Shahrukh Khan pour être ambassadeur d’une marque de l’immobilier social, en l’occurrence Les Espaces Saada, est-il une perte de repères ou une décision réfléchie ?
Bollywood s’est déplacé au Maroc et c’est l’enseigne immobilière Espaces Saada qui en a pris l’initiative. Elle a choisi la star bollywoodienne Shahrukh Khan pour être ambassadeur de sa marque. Une campagne publicitaire a été lancée il y a une semaine et le spot télévisé a été dévoilé hier sur le petit écran.
Le spot a repris, mais en arabe, la musique d’une chanson de son célèbre film Kabhi Khushi Kabhi Ghum, à croire qu’on s’est trompé de chaîne. Un spot qui a fait le buzz, qui parle vraisemblablement à la cible de la marque.
Souvent accaparé dans ses films du rôle du pauvre, « Sharo », comme les Marocains l’appellent dispose d’un capital sympathie et d’un halo positif.
Or, son choix en tant qu’ambassadeur de la marque Espaces Saada suscite aussi des critiques.
Sur les réseaux sociaux, la campagne publicitaire provoque un afflux de commentaires négatifs sur le coût de l’opération et le choix l’acteur qui, selon le magazine People With Money, pèserait près de 185 millions d'euros soit plus de 2 milliards de DH et aurait amassé entre les mois de juin 2012 et juin 2013, la prodigieuse somme de 58 millions d'euros. Il pourrait donc bien acquérir tous les Espaces Saada.
Dans les critiques sur le web ou ailleurs, on retrouve la même idée: la recherche que l’on dit infructueuse d’une alliance sincère marque-ambassadeur c'est-à-dire une homogénéité entre la personnalité de la marque et celle de l’ambassadeur de marque et l'authenticité de représentation ; ainsi que des interrogations sur le nombre de zéros sur le chèque octroyé à l’acteur et enfin une mise en cause de la créativité du spot publicitaire.
Pour Espaces Saada, une décision éclairée
Espace Saada justifie son choix : « Shahrukh Khan est un acteur qui doit sa notoriété et sa célébrité au peuple qui l'a fait. Contrairement à d’autres acteurs indiens connus, il n'est pas issu d'une famille riche et c'est l'amour des gens qui l'a poussé aux sommets », nous déclare Amine Guennoun, Directeur Général des Espaces Saâda.
« Il n'a jamais oublié d'où il vient et fait de son mieux aujourd'hui pour rendre le sourire aux plus nécessiteux», souligne le DG en appuyant le fait que l’acteur «partage clairement les mêmes valeurs que le groupe qui œuvre également aujourd'hui à aider les familles à budget réduit à bénéficier du droit le plus élémentaire qui est d'avoir une maison».
Ainsi, nous assure-t-on, la marque et son ambassadeur partagent des valeurs semblables : celles de l’altruisme social. De quoi justifier son choix de représentativité par le symbole cinématographique indien.
Au final, une campagne de publicité se jugera sur son efficacité d’abord, en termes de ventes et en termes d’image. Et là, il est trop tôt pour se prononcer, car les consommateurs ciblés par la campagne n’ont pas forcément la parole sur les réseaux sociaux.
A souligner que Palmeraie Holding du groupe Berrada, est coutumier de cette pratique, celle de ramener des stars pour la promotion de ses projets immobiliers.
Le groupe a précédemment fait appel au couple d’une série turque populaire Halit Ergenç et Bergüzar Korel en 2010 pour son pôle immobilier social et moyen standing. Et en 2009 aux Desperate Housewives en tant que marraine pour un projet immobilier de luxe. Semble-t-il, avec succès.
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