A nos lecteurs: Chercheuse ou chercheure?
Plusieurs de nos lecteurs (aucune lect…rice) nous ont tancé d’importance pour avoir utilisé “chercheure“ dans l’article au sujet des jihadistes marocains en Syrie. Ils auraient manifestement préféré l’usage de “chercheuse“. Voire de “chercheur“.
La féminisation des noms de métier, dans la langue française, n’est pas un sujet tranché. Il relève d’ailleurs davantage de la pratique, des choix idéologiques que de questions linguistiques. En d’autres termes, la linguistique n’a pas le dernier mot.
Dans les quatre principaux pays francophones, la France, la Belgique, la Suisse et le Québec, la pratique évolue constamment, et même d’une manière accélérée, depuis une vingtaine d’années. Au pays de Molière, Laurent Fabius, premier ministre dans les années 80, a diffusé une circulaire imposant une féminisation des noms de métiers et des professions dans l’administration publique.
En politique, la féminisation s’est imposée, mais davantage à gauche où elle s’est généralisée, qu’à droite.
Au Québec, lorsque la féminisation se forme à partir du masculin (ce qui est souvent le cas), on se contente désormais de rajouter un –e à la fin du mot. Chercheur devient ainsi chercheur-e.
Rien n’est définitivement tranché, hormis le fait que féminiser donne une visibilité linguistique aux femmes dans la sphère publique. C'est le cas aussi à Médias 24 où il nous est arrivé d'utiliser l'un ou l'autre, chercheuse ou chercheure, comme dans ce récent article de Mai Yamani.
Pour se faire sa propre opinion, on peut lire l’excellent article de la revue belge de philologie et d’histoire, sous la plume de l’écrivaine Michèle Lenoble-Pinson.
Pour notre propre égo, notons que dans la langue arabe, la question ne se pose pas. Les noms de métier et de profession sont féminisés aisément, et dans la pratique.
Et merci à tous nos lecteurs qui ont réagi et qui nous lisent attentivement.
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