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Tunisie: Le président François Hollande et des dirigeants africains pour fêter la Constitution

Le président français François Hollande sera le seul chef d'Etat européen vendredi à Tunis pour célébrer, en compagnie essentiellement d'homologues africains, la nouvelle Constitution tunisienne, mais aussi achever la réconciliation avec le pays pionnier du Printemps arabe.  

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Le 7 février 2014 à 10h50 | Modifié 7 février 2014 à 10h50

La cérémonie prévue est purement symbolique, la Loi fondamentale ayant été adoptée le 26 janvier et signée par les dirigeants tunisiens le lendemain à l'issue de plus de deux ans de débats houleux et de crises politiques nourries par la méfiance entre les islamistes d'Ennahda, alors aux commandes du pays, et leurs opposants. Les présidents tchadien, gabonais, guinéen, mauritanien et libanais ainsi que les Premiers ministres algérien et koweïtien ou encore le président du Conseil européen Herman van Rompuy sont attendus. Certains sont arrivés dès jeudi après-midi, à l'instar du Tchadien Idriss Deby. La présidence tunisienne a dès lors proclamé jeudi sur sa page officielle sur Facebook: « Le monde fête avec la Tunisie sa Constitution ». « Princes, présidents et représentants d'Etats frères et amis viennent pour partager la joie de la Tunisie et de son peuple », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Tout comme ses homologues, M. Hollande doit s'exprimer à la tribune de l'Assemblée nationale constituante depuis laquelle il avait, lors d'une visite en juillet, adressé « un message d'encouragement » à la Tunisie, empêtrée à l'époque dans les disputes politiques. Cette fois-ci, il revient « pour célébrer un succès, un événement positif et important », selon Paris, alors que la Tunisie émerge tout juste d'une année politique turbulente, marquée par six mois de paralysie institutionnelle à la suite de l'assassinat en juillet d'un député d'opposition, attribué à la mouvance jihadiste. La cérémonie de vendredi intervient aussi au lendemain des commémorations du premier anniversaire du meurtre de l'opposant Chokri Belaïd, un crime qui a profondément choqué la Tunisie et mis en évidence l'essor de groupes armés islamistes depuis la révolution de janvier 2011.Des partis politiques de gauche ont encore prévu vendredi une réunion pour rendre hommage au défunt, avant une grande manifestation samedi. L'adoption de la Constitution, un texte de compromis consacrant un exécutif bicéphale, accordant une place réduite à l'islam et introduisant un objectif de parité hommes-femmes dans les assemblées élues, a aussi conduit au départ volontaire des islamistes d'Ennahda du pouvoir, qui ont laissé la place à un cabinet d'indépendants dirigé par Mehdi Jomaâ et appelé à mener la Tunisie vers des élections en 2014. Cette sortie de crise a été négociée pendant des mois par un quartette de médiateurs, dont le puissant syndicat UGTT, qui réussi à amener Ennahda et leurs adversaires à un terrain d'entente. Le président français doit rencontrer aussi les artisans de ces pourparlers.

Sur le plan des relations bilatérales, M. Hollande devrait en substance affirmer la volonté de la France « de coopérer avec la Tunisie sans ingérence, dans le cadre du partenariat renouvelé qu'il lui avait proposé en juillet ». « Notre espoir est que la Constitution et la formation d'un gouvernement permettent de donner plus d'ampleur à la coopération bilatérale », souligne la France, qui entend rester le premier partenaire commercial de la Tunisie, le pays comptant 1.300 entreprises françaises représentant 125.000 emplois. Mais il s'agit aussi pour la France de continuer de gommer l'image laissée par l'ex-président Nicolas Sarkozy, accusé d'avoir soutenu jusqu'au bout le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali.En juillet, M. Hollande avait déjà appelé à « tirer toutes les leçons du passé, même le plus brûlant », évoquant les « incompréhensions au moment de la révolution » de janvier 2011 mais aussi le passé colonial français, un message très apprécié à l'époque des dirigeants tunisiens.

(Avec AFP) 

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Le 7 février 2014 à 10h50

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