Verbatim. Les petites phrases du week end politique
Au Maroc, les partis politiques sont désormais en pré-campagne. Chaque week end est animé par les petites phrases, piques, saillies ou propos déplacés. Florilège des déclarations des uns et des autres, ce week-end. En vedette : Benkirane et Chabat.
Samedi, la trêve d’un jour
A sa gauche, l'incontournable Mohamed Yatim, SG de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM) bras syndical du PJD. A sa droite, son adversaire Mustapha Bakouri, SG du PAM. Aucun fil barbelé pour séparer les deux hommes politiques, qui se sont livrés des attaques continues ces dernières semaines. Bien au contraire: ils se sont serré la main, ont échangé quelques mots.
C'est dire si Benkirane s'est imposé un couvre-feu, pour le douzième congrès national du Mouvement populaire (MP). Lors de son intervention, aucune attaque nominative n'est à recenser.
Il a, tout au plus, conseillé au Mouvement populaire de "ne pas laisser d'autres partis s'ingérer dans leurs affaires internes".
A sa sortie du congrès, il a été interrogé par certains médias sur les partis visés. Évasif, il a zappé la question en déclarant que "puisque vous avez entendu mon allocution, pourquoi devrais-je la répéter ?".
Quelques minutes plus tôt, il a montré qu'il ne voulait pas se laisser entraîner dans le sillage de la polémique, en signifiant à un journaliste, sourire en coin, que "c'est la fête du MP aujourd'hui, c'est pour ça que vous voulez casser l'ambiance?".
La forte insistance des journalistes qui l'entouraient aura finalement raison des ses réticences, et l'obligera à répondre à une question au sujet de Mustapha Bakkoury. "C'est un ami qui m'est cher. J'ai un avis sur lui sur le plan politique, mais sur le plan personnel, j'ai beaucoup d'estime pour lui". Rien que ça. Du MP, il dira que "c'est un parti frère, et la fraternité ne disparait jamais. Les amis, on les choisit, les frères on les a malgré nous".
Chabat, qui a également fait partie des invités, ne s'est pas montré aussi conciliant. Il a d'abord rappelé à notre confrère Hespress que "l'Istiqlal est sorti du gouvernement pour protester contre les hausses des prix et des impôts" et que Benkirane "en ces mois sacrés, est en train de créer des conflits avec toutes les composantes de la société, aussi bien les syndicats que l'opposition, ainsi que les médias".
Toujours selon Chabat, le MP n'a aucun responsabilité dans les erreurs commises par le gouvernement, mais "essaie, via ses ministres, de corriger la situation".
Dimanche: guerre ouverte
Le lendemain du congrès du MP, retour à la normale.
Lors d'une rencontre avec les militants de son parti à Salé, dimanche 22 juin, Benkirane a remis le couvert et a fustigé "ceux qui se sont habitués à la culture de rente, qui sont les ennemis de tout le monde" mais"qui ne veulent pas lâcher prise (...) et utilisent le mensonge, la ruse, ou s'appuient sur certains médias" pour dénigrer le PJD.
On n'en saura pas plus sur les personnes visées.
Moulay Hicham, longtemps évité par le chef du gouvernement, a lui aussi fait partie des sujets abordés. Benkirane a déclaré qu'il ne parlera pas de son livre "car c'est un prince, et j'ai beaucoup de respect pour les princes". Pour qu'il puisse lui répondre, "il faut que Moulay Hicham accepte d'abandonner son titre princier".
Benkirane s'est aussi prononcé sur les élections communales, qui "seront organisées par le ministère de l'intérieur, mais supervisées par le chef du gouvernement", note notre confrère Akhbar Al Yaoum, qui a rapporté une déclaration de Benkirane à ce propos: "est-ce logique que j'aie les mêmes prérogatives que n'importe quel SG de parti durant ces élections ? Ce serait un irrespect de la constitution".
Il a donc invité les citoyens à signaler toute irrégularité, et a adressé une mise en garde aux "agents d'autorité qui interviendraient au profit d'une formation politique" et qui, le cas échéant, "paieront cher s'ils sont découverts", toujours d'après Akhbar Al Yaoum.
Le même jour, Chabat commémorait avec les membres de son parti, le 44è anniversaire de décès du leader nationaliste Abdelkhalek Torrès. Il a profité de l'occasion pour réagir à la récente sortie de Benkirane au sujet des femmes, en questionnant "pourquoi son épouse à lui (Benkirane) ne reste pas à la maison ? Pourquoi enseigne-t-elle dans l'école privée qu'elle et son mari possèdent grâce à Driss Basri ?"
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