Malgré le coronavirus, les Marocains ne renoncent pas au haj 2014
Malgré les mises en garde des départements de la Santé et des Habous, les candidats au pèlerinage n’ont pas renoncé à leur projet. Les listes définitives des pèlerins au titre de l’opération 2014 ont été transmises au ministère du Tourisme le 2 août. Le taux d’annulation n’a pas dépassé 1%.
"Nous conseillons aux pèlerins de ne pas se rendre aux lieux saints", avait déclaré Houcine El Ouardi, le 17 juin dernier, répondant à une question orale à la chambre des Représentants. Une décision qui faisait suite à un communiqué de l'OMS qualifiant la situation de "grave". D’autres pays musulmans, comme la Tunisie, avaient appelé aussi leurs ressortissants à ne pas se rendre à la omra ni au pèlerinage.
Il faut dire que l’heure n’était pas à l’hésitation. Le coronavirus, qui sévit en Arabie saoudite depuis 2012, et dont l’origine reste inconnue, avait fait plus de 300 morts. A l’heure actuelle, il n’existe aucun remède contre l’épidémie.
De son côté, le ministère des Habous, après une longue période de tergiversation, a accepté de sortir de son mutisme, proposant aux pèlerins ayant déjà payé les frais du périple de déposer, avant le 30 juin, leurs demandes de report ou d’annulation auprès des délégations des affaires islamiques.
Mais malgré la sensibilisation, le taux d’annulation pour le pèlerinage demeure, à en croire Rachid Tazi, président de la commission haj, très faible. "Même les personnes fragiles ont refusé de renoncer au pèlerinage. Le taux de rétractation ne dépasse pas 1% au niveau national", nous annonce-t-il.
A travers cette décision, le ministère des Habous souhaitait remplacer une population âgée – seuls les plus de 63 ans étaient éligibles au haj – par des candidats plus jeunes de la liste d’attente. Une réticence qui s’explique, selon notre source, par deux raisons: d’abord, le tirage au sort est perçu par un candidat d’un certain âge comme une chance qu’il ne faut rater sous aucun prétexte. Ensuite, poursuit Rachid Tazi, l’accomplissement de la omra par le Roi Mohammed VI a "calmé les craintes". "C’est une tempête dans un verre d’eau. Le Roi nous a bien prouvé que le risque n’existe pas. Je ne sensibilise plus d’ailleurs les pèlerins contre le coronavirus", sourit-il.
Le soulagement de notre interlocuteur, infondé du reste, est dû au faible nombre de demandes de remboursement émises par les pèlerins.
En effet, dans son communiqué publié le 12 juin, le ministère des Habous suggérait aux candidats d'introduire "des demandes auprès des délégations des affaires islamiques (…) pour renoncer à effectuer le haj et récupérer les frais engagés». Une démarche qui ne concerne pas, toutefois, les clients des agences de voyages qui, pour la plupart, avaient effectué les réservations de l’hôtel et du billet d’avion. "Heureusement que le taux de désistement est resté faible", conclut Rachid Tazi.
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