Othmane, le moins connu des Fassi Fihri
Le tout nouveau conseiller de “l’autre” magnat de l’immobilier, Alami Lazrak, est un homme plutôt discret. Othmane Fassi Fihri est un technicien qui a roulé sa bosse dans différentes directions des routes du Maroc, il ferme définitivement la page de son passage dans la fonction publique en rejoignant Alliances. Portrait.
C’est en 1978 que la carrière de Othmane Fassi Fihri démarre dans la fonction publique.
Ce fraîchement diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, après une licence en sciences économiques à la Sorbonne, rejoint l’administration en tant que chef du Service des Ouvrages d’Art à la division technique de la Direction des routes.
Une année après, “OFF” est promu en tant que chef du Centre national d’auscultation des chaussées. Comme pour les parcours de ses deux autres frères, Taieb (TFF), devenu conseiller royal après une longue traversée de la diplomatie marocaine, et Ali (AFF), à la tête de l’Office de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), il monte les échelons de la hiérarchie. Certains diront que son est prédestiné aux responsabilités.
L’ascension se poursuivra donc, sereinement et comme prévu pour la plupart des Fassi Fihri.
En 1985, il deviendra chef de la division technique à la Direction des routes, poste qu’il gardera jusqu’en 1991, année où il sera chargé de la direction des Programmes et des études. En 1995, il occupera le poste le plus haut de la direction des routes et de la circulation routière.
17 ans chez ADM
En 1997, un dahir royal le portera à la tête d’Autoroutes du Maroc (ADM), établissement public dans le top 5 de ceux qui rapportent le plus à l’Etat.
L’homme est discret, il n’aime pas les sorties médiatiques et se soucie peu de son image. Dans les couloirs d’ADM, ses collaborateurs découvrent un technicien sérieux, calme et gentil.
S’il est bosseur, on dit aussi de lui qu’il n’aime pas le partage du pouvoir avec le reste des cadres de l’établissement. Mais cela, il n’avait pas besoin de le dire.
“Il paraissait réceptif à toutes les idées et consultations qu’il demandait aux cadres autour de lui. Souvent, il acquiesçait à notre écoute. Mais au final, il n’en faisait qu’à sa tête” décrit un ancien cadre d’ADM.
Toutefois, son autoritarisme voilé n’avait d’égal que sa soumission à ses propres chefs, les ministres de l’équipement et du transport. En 17 ans à ce poste, il en a vu défiler, des ministres, et pourtant, il n’en a froissé aucun.
Chez ADM, c’est donc un technicien “de bureau” qui semble maîtriser ses dossiers. Son défaut? “Il n’est jamais sorti de Rabat,” explique notre cadre, c’est un manager des routes, mais qui en est souvent resté loin.
Othmane Fassi Fihri a aujourd’hui 60 ans. Et c’est dans un groupe Alliances en pleine expansion, notamment en Afrique, qu’il embarque. La question qui demeure chez beaucoup, c'est quelle valeur ajoutée pourrait apporter un homme des travaux publics à un groupe dont l’activité s’éloigne assez de son parcours? Mais ça, il n’y a que le temps qui nous le dira.
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