Le PJD s'oppose à la proposition de loi pour démocratiser l'état civil
L’étude de la proposition de loi repoussée de quelques semaines. Elle avait été déposée par le groupe USFP.
Le groupe parlementaire PJD a déclaré s'opposer à la proposition de loi déposée par le groupe ichtiraki, pour bannir de l'état civil les "Sidi", "Moulay" et "Lalla", ainsi que d'interdire aux officiers d'état civil de refuser les prénoms amazighs. Or, le parti qui conduit la majorité approuvait, il y a quelques jours, la proposition de loi.
Abdelmajid Joubij, député PJD et membre de la commission de l'Intérieur, a déclaré au portail du PJD que la proposition de loi "ne s'appuie sur aucun fondement légal". Le député considère que les titres tel que Moulay et Sidi "n'accordent plus les privilèges d'antan".
Le parlementaire a également révélé que le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad juge dépassé l'un des amendements de la proposition de loi, qui interdit aux officiers d'état civil de refuser des prénoms amazighs.
Le ministre a affirmé, selon Joubij, que les officiers d'état civil enregistrent les noms amazighs, sans aucune exception ni discrimination. En effet, une circulaire est venue l’autoriser.
Un brusque revirement de position
Le PJD avait, il y a quelques jours, exprimé son accord avec la proposition de loi, jugeant "qu'on ne peut qu’être d’accord avec cette proposition. Comment peut-on, en 2014, distinguer les Marocains sur la base de leur ascendance ou les priver de choisir les prénoms de leurs nouveau-nés à leur guise?", comme l'a déclaré un député du parti au Huffington Post.
Examinée le mercredi 17 décembre par les membres de la commission de l'Intérieur, la proposition de loi sera rediscutée dans les prochaines semaines.
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.