Maroc-France: un accord a été conclu, la coopération judiciaire va reprendre
Les deux pays mettent fin à près d’une année sans coopération judiciaire. La justice française devra transmettre le dossier à la justice marocaine en cas de plainte déposée en France.
Le temps de la mésentente entre les deux pays semble bel et bien terminé avec la conclusion d’un accord signé ce samedi 31 janvier au matin entre les deux ministres de la Justice Mustapha Ramid et Christine Taubira.
L’annonce officielle a été faite par voie de communiqué commun.
L’accord signé prévoit que la convention de coopération judiciaire sera amendée.
Parmi les points révisés, il y a les plaintes déposées dans un pays contre des ressortissants de l’autre pays.
Dans ce cas de figure, la justice du pays où est déposée la plainte, au lieu de convoquer la personne, devra désormais transmettre le dossier à la justice de l’autre pays, qui devra ouvrir une instruction dans un délai raisonnable.
La coopération judiciaire et juridique reprend immédiatement avec notamment le retour des magistrats de liaison. L’accord devra toutefois être ratifié par les assemblées des deux pays.
L’accord fait suite à plusieurs rencontres menées jeudi, vendredi et samedi entre Mustapha Ramid, le ministre de la Justice et son homologue Christine Taubira.
En outre, M. Ramid a rencontré vendredi les présidents des deux assemblées Claude Bartelone et Gérard Larcher, en présence de l'ambassadeur du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa.
Mise à jour : dépêche de la MAP reprenant les termes du communiqué commun
Le Maroc et la France sont parvenus à un accord sur l'amendement à la convention d'entraide judiciaire et le rétablissement de la coopération juridique et judiciaire entre les deux pays, indique un communiqué conjoint rendu public samedi à Paris.
Cet amendement "très important, qui vient couronner des discussions entamées depuis plusieurs mois par les gouvernements des deux pays", a été paraphé samedi par le ministre de la Justice et des Libertés, M. Mustapha Ramid, et la ministre française de la Justice, Garde des Sceaux, Mme Christiane Taubira, qui se sont rencontrés les 29 et 30 janvier courant à Paris, précise le communiqué conjoint.
Au cours de leurs séances de travail, les délégations des deux pays, onduites par les deux ministres, "ont examiné en profondeur, les difficultés ayant conduit à la suspension de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc. Les discussions se sont déroulées dans un esprit très constructif et un climat de confiance", souligne la même source.
Ces discussions "ont été guidées par les orientations claires et l'attachement permanent des deux chefs d'Etats, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et S.E. François Hollande, de mettre fin à cette situation et d'agir pour préserver le partenariat d'exception qui caractérise la relation entre les deux pays".
Les deux ministres, ajoute le communiqué conjoint, "ont trouvé un accord sur un texte amendant la convention d'entraide judiciaire franco-marocaine permettant de favoriser, durablement, une coopération plus efficace entre les autorités judiciaires des deux pays et de renforcer les échanges d'informations, dans le plein respect de leur législation, de leurs institutions judiciaires et de leurs engagements internationaux".
Cet accord "constitue une contribution supplémentaire à la relation dense, forte et multidimensionnelle entre les deux pays", souligne-t-on de même source, ajoutant que "les deux gouvernements œuvreront pour sa prompte soumission aux procédures internes de ratification de chacune des parties".
Les deux ministres se sont félicités de ce résultat et "ont décidé du rétablissement immédiat de la coopération judiciaire et juridique entre la France et le Maroc, ainsi que du retour des magistrats de liaison", conclut le communiqué conjoint.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.