Sécurité: “l’Union européenne a plus besoin du Maroc que l’inverse”
Terrorisme, migrations, conflit libyen étaient au menu des discussions entre le MAE marocain et la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité.
De l’aveu de cette dernière, le vieux continent ne peut pas se passer de l’expertise sécuritaire marocaine.
Après les États-Unis, la France et l’Espagne, l’Union européenne loue à son tour l’efficacité de la coopération sécuritaire qui la lie au Royaume, par la voix de sa «ministre» des AE et de la sécurité.
Lors de la conférence de presse de ce mardi 21 juillet au siège du MAE, Federica Mogherini n’a pas tari d’éloges sur l’implication du Maroc pour faire de l’espace euro-méditerranéen une zone de paix, ainsi que pour résoudre les conflits régionaux.
Pour sa première visite au Maroc, elle a déclaré que «pour l’UE, la relation avec le Maroc est stratégique, avec un partenariat solide basé sur une indéfectible confiance. Nous partageons la même région de la Méditerranée, qui est peut être actuellement la plus difficile au monde. Nous travaillons ensemble sur les crises pour assurer une meilleure stabilité à nos citoyens et permettre d’imaginer un futur meilleur aux futures générations».
La haute représentante a longuement remercié le Maroc pour le rôle fondamental qu’il a joué dans le dialogue libyen, qui a abouti à un début de fin de crise. «Cette implication est non seulement salutaire pour l’Afrique du Nord et pour l’UE, mais aussi pour toute la communauté internationale».
Hormis le rôle joué par le Royaume pour pacifier certaines régions d’Afrique du nord et du Sahel, Federica Mogherini a déclaré qu’il était un élément clé de par sa position géostratégique pour juguler les politiques migratoires.
Concernant la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, elle a poursuivi que le Maroc était essentiel sur l’échiquier européen et international. «De mon point de vue, en termes sécuritaires, ce n’est pas l’Union européenne qui soutient votre pays, mais c’est le Maroc qui nous soutient».
Si l’essentiel de son discours portait sur sa «gratitude» à l’égard du partage marocain de son expertise sécuritaire, il a aussi évoqué l’importance des relations bilatérales qualifiées de «solides».
Pour Federica Mogherini, le but de sa visite était aussi de les renforcer, dans un processus basé sur la confiance. «Soyez assurés que l’UE est et va rester de plus en plus aux côtés du Maroc pour renforcer vos réformes, qui sont autant importantes pour nous que pour vous».
La relation entre l’UE et le Maroc est donc appelée à se développer sur des dossiers économiques, mais aussi sur le développement de tout le continent africain, grâce au rôle précurseur du Royaume.
"Nous sommes aux côtés du Maroc pour tous les efforts que vous accomplissez en termes de développement durable. Je tiens à saluer le rôle de leadership que vous jouez au niveau mondial en accueillant la conférence internationale sur les changements climatiques (COP 2016)".
La représentante de l’Union européenne a conclu ses propos en affirmant avoir une identité totale de point de vue sur tous les dossiers examinés avec le ministre marocain des Affaires étrangères.
«Dans l’approche de révision de la politique de voisinage avec l’UE, le Maroc est une fenêtre de sérénité, car notre relation sur les questions économiques, culturelles, politiques, régionales et internationales est parfaite, malgré les moments de crise que vit notre planète».
Interrogée par Médias24, Mbarka Bouaida, ministre déléguée aux AE et à la coopération, s'est félicitée de l'issue de cette rencontre, qui permettra de renforcer "un partenariat exemplaire". Il est vrai que tous les participants ont été unanimes pour reconnaître que l'intervention de la représentante européenne était une véritable déclaration d'amour de l'UE pour le Maroc.
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