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Le RNI décline son programme pour les communales et les régionales

Le Rassemblement National des Indépendants a révélé son programme pour les régions et les communes. Il s’agit de principes généraux à creuser en fonction des particularités locales.

Le RNI décline son programme pour les communales et les régionales
Khalid Tritki
Le 18 août 2015 à 15h24 | Modifié 18 août 2015 à 15h24

«Rétablir la confiance dans les institutions locales», tel est le leitmotiv de l’engagement du Rassemblement National des Indépendants dans les élections communales et régionales prévues le 4 septembre prochain.

Pour le parti de la colombe, qui a convié la presse ce mardi 18 août à Rabat pour présenter son programme électoral, cet enjeu passe par un programme électoral qui met le citoyen au centre des préoccupations.

Un principe que les stratèges du parti tentent de décliner, tant bien que mal, dans son programme national. Le RNI s’engage ainsi sur des principes généraux dont la finalité est de réussir le modèle de la régionalisation marocaine. Cela passe par le choix des meilleures compétences et l’amorce d’une gouvernance participative et une gestion locale transparente.

Ces principes sont formulés au sein d’un programme national construit autour de trois objectifs stratégiques et 23 mesures (plutôt promesses électorales). Autant d’objectif et de promesses sont également formulées pour le programme communal. Force est de constater que les deux programmes, régional et communal, se rejoignent sur plusieurs points.

L’engagement à la transparence est, ainsi, quasi présent dans les deux plateformes. Il se concrétise, sur le plan conceptuel, à travers des promesses électorales comme l’amélioration de l’accueil ou encore l’information des citoyens sur les projets de la région et de la commune. Le droit à l’information est ainsi présent avec force.

Il en va de même pour l’engagement d’instaurer les outils ou les institutions qui organiseront ou canaliseront l’approche participative dans le cadre de la gestion locale.

A regarder de près, ces deux promesses, comme tant d’autres, émanent de contraintes légales. Les nouvelles lois, régissant la région et la commune, font obligation aux instances locales de mettre en place les mécanismes susceptibles de favoriser la participation des citoyens ou leur représentants au sein de la société civile. Au même titre que le principe de la transparence qui demeure une conséquence logique de l’application du la future loi sur le droit à l’information.

En outre, le programme pèche par son côté "globalisant". Parler ainsi de l’amélioration de la scolarité ou encore de la mise en place des classes maternelles au niveau local donne au programme du RNI une dimension irréaliste. Et pour cause, l’une comme l’autre promesse sont la chasse gardée du gouvernement. Il suffit de rappeler que le projet de réforme de l’Education nationale table sur l’installation de crèches au sein même des établissements scolaires, les faisant ainsi relever du Ministère de l’Education nationale et non pas des instances régionales.

Inversement, le programme du RNI revient avec force, et il a raison de le faire, sur le logement décent et l’emploi. Les deux engagements reposent sur la planification territoriale et donc de la disponibilité du foncier et des équipements sociaux.

Pour l’emploi, pour ne retenir que cette promesse électorale, le RNI se fait sien le projet de l’auto-emploi en s’engageant sur la création d’incubateurs régionaux.

Rappelons en effet que le projet de l’auto entrepreneur a grandi au sein du parti avant d’atterrir au Parlement sous forme de loi. La loi a été adoptée et les dispositions fiscales aussi. Il reste à concrétiser les outils «physiques» pour permettre au projet de l’auto entreprenariat de remplir son rôle économique et social.  

Sur le plan économique, le parti entend mettre le paquet sur des projets structurants, avec un forcing particulier, comme le souligne avec force Salaheddine Mezouar, président du RNI, pour les régions les moins loties. "Dans la pyramide des besoins, plusieurs communes sont encore dans le niveau basique et notre rôle est d’allouer les ressources disponibles et mobilisables à doter ses régions d’infrastructures de base", explique-t-il.

En revanche, dans les régions où ces bases existent déjà, le parti réorientera les ressources vers des prestations de niveau supérieur. «Le concept de smart city a du sens dans des régions biens équipées alors que dans d’autres ce projet passera en seconde phase après celle de l’investissement dans les infrastructures», matraque Mezouar.

Reste qui veut

Bien entendu, le programme national pour les régions et les communes sera décliné au niveau local en tenant compte des spécificités de chaque collectivité. «Et ce sont des compétences locales qui en ont la charge», ajoute le président du parti. Le choix de ces compétences se révèle donc stratégique pour le parti.

D’ores et déjà pour séduire son audience, le RNI garantit que 500 candidats portant le drapeau de la colombe sont de niveau universitaire. L’expérience de vieux routiers jouera également. Justement, en parlant de vieux routiers, le président s’est attardé, sous l’insistance de la presse, sur le phénomène de la transhumance. Son message était clair: "restera qui tient à nous et partira celui qui a des intérêts ailleurs". Plus facile à dire qu’à faire.

En effet, le parti a récupéré des ténors, mais en a perdu également. Sans citer de noms, Salaheddine Mezouar explique que chacun est libre de partir ou de rester: «Le parti établit ses choix de candidats dans le cadre de ses statuts et en partant de paramètres objectifs».

Le parti couvrira 70 à 80% des communes et met sur la table un budget de 12 millions de DH pour la campagne électorale. La moitié de ce budget est mobilisée en fonds propres du parti et l’autre moitié est une subvention d’Etat. L’allocation des ressources financières dépend de la taille de la commune et du potentiel électoral. Autrement dit, le parti met le paquet là où il y a des possibilités de réussite, mais ses ténors se retiendront de révéler les noms des collectivités jugées à bon potentiel.

Quant à l’achat des voix, le RNI cherche à se démarquer. Pour les ténors du parti, les valeurs de la formation politique interdisent de telles pratiques, une déclaration à vérifier sur le terrain. Tout autant que les partis en lice, le citoyen assume aussi une part de responsabilité. A lui aussi de les dénoncer et de les bannir. «J’ai confiance dans l’intelligence des Marocains qui disposent actuellement d’outils digitaux permettant de dénoncer tout acte de corruption électorale. Je les invite de les utiliser pour réussir cette opportunité historique», conclut-il.

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Khalid Tritki
Le 18 août 2015 à 15h24

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