Tout ce que vous devez savoir sur “Al Massira”
Sans conteste, c'est le film marocain le plus attendu actuellement. Moins d’un mois avant sa sortie nationale, retour en mots et en images sur ce tournage épique, à plus d’un titre.
Alors qu’il devenait un jeune adulte, à la fin des années 90, le réalisateur d’"Al Massira", Youssef Britel, avait déjà l’envie et l’idée de faire un film sur ce sujet. En 2010, dans un avion survolant Laâyoune, il rencontre Othmane Benzakour, avec qui, sans le savoir, il travaille dans la même émission TV, l’un étant régisseur général et l’autre présentateur. Face à ce beau paysage vu du ciel, le futur producteur de cinéma dira à celui qui n’est encore qu’un acteur, qu’il faudrait faire un film sur le Sahara. Le comédien lui rétorqua que le scénario était déjà écrit.
La rencontre qui a tout déclenché
Après avoir produit, en 2012, le court métrage "Cléopatra" réalisé par Hicham Hajji, le producteur exécutif d’"Al Massira" reçoit un appel de félicitations de la part de Mehdi Belhaj, ce dernier profitant de cette conversation pour faire part de son envie de produire un film patriotique marocain, l’idée de l’adaptation de La Marche verte coula alors de source, ce qui provoqua comme conséquence immédiate la rencontre Britel-Belhaj. La boucle était bouclée et le projet, lancé. Du moins sur le papier.
Et le projet devint film
Produit uniquement par Othmane Benzakour, le teaser "la promesse de La Marche" a été lancé en janvier 2013, avec quasiment tous les acteurs du film. Le projet s’élança et il lui fallut un an et demi en équipe réduite et 6 semaines en effectif complet. Les scènes se tournèrent entre le 27 juillet et le 20 septembre 2015, soit durant 7 semaines, mais débutèrent en même temps que la post-production, qui elle, nécessita 12 semaines. Le tournage a eu besoin de 2 équipes composées de 187 techniciens, les 1.280 acteurs et figurants reconstituant parfaitement les 350.000 participants de cet évènement historique.
Le budget, excédant 10 millions de DH, aurait pu atteindre le quadruple. Cela fut évité par une certaine générosité et une solidarité imprévues, rencontrées en raison de cette grande cause, notamment celles de ce loueur de bivouac qui a tout simplement refusé de se faire payer, alors que son matériel a servi d’hébergement pendant plusieurs jours.
Si l’essentiel de l’action se déroule à 20 km de Laâyoune, d’autres lieux sont concernés: Casablanca, Rabat, Skhirat, Fès, Tarfaya, Tah et Guelmim.
Enfin, il ne fauoublier de signaler la présence de 110 moutons, un grand tank et deux petits, de 60 camions et de 27 voitures.
À découvrir
à lire aussi
Article : Ligue des champions de la CAF : l’AS FAR élimine la RS Berkane et rejoint Mamelodi Sundowns en finale
Battu 1-0 à l’extérieur, le club rbati a validé son billet grâce à son succès 2-0 à l’aller, retrouvant l’ultime rendez-vous continental pour la première fois depuis 1985, où il avait été sacré.
Article : Éducation : le Maroc renforce sa coopération avec l’université chinoise Beihang
Le ministère marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé vendredi 17 avril à Rabat une convention de partenariat avec l’université chinoise Beihang University, visant à renforcer la coopération bilatérale en matière d’enseignement, de recherche scientifique et d’innovation technologique.
Article : Sahara : Bruxelles se projette déjà sur l’investissement
Sur Medi1TV, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères a présenté l’issue "politique" du différend autour des provinces du Sud comme un facteur d’accélération d’une dynamique européenne déjà amorcée sur le terrain.
Article : Agents de gardiennage : vers la fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Article : Cinéma. Dans “Calle Málaga”, Maryam Touzani célèbre la vie et lève le tabou de la vieillesse
Né de la douleur, de la perte et du besoin de garder vivant le souvenir de sa mère, le nouveau film de Maryam Touzani se veut un hommage à la renaissance. Dans les rues de Tanger, la réalisatrice nous confie son souhait de transformer la vieillesse en un privilège et de faire de la fiction un espace de liberté pour filmer la persistance de l'être et l'amour de la vie.
Article : Race to the bunkers: Algiers rattled by the FAR’s technological rise
Satellite images circulating on social media point to unusual activity across the border. The Algerian army appears to be stepping up the construction of underground structures, underscoring its concern over the precision of Moroccan strike systems.