Enseignants stagiaires: retour à la case départ
La réunion de jeudi après-midi s’est terminée dans la soirée et a abouti à une impasse. Si dans les deux jours, un accord n’est pas trouvé, la situation va s’envenimer.
Deux participants à la réunion, joints au téléphone par Médias24, ne cachaient pas leur déception. “Le gouvernement a durci sa position“, accuse l’un de nos interlocuteurs.
Le second est plus offensif. Pour lui, le gouvernement fait un usage politique de la situation, pour montrer qu’il est capable d’être inflexible.
En cette année électorale, tout est possible. Sortons donc des interprétations et voyons les faits.
Les négociations de dernière minute ont buté sur deux points :
-le gouvernement refuse la remise en cause des deux décrets ;
-il dit accepter de recruter les 10.000 enseignants stagiaires concernés, mais refuse de donner des garanties. Autrement dit, il se contente de promesses orales et lorsque les concernés ont demandé des garanties, ils n’ont rien obtenu.
Sur le premier point, la position du gouvernement est cohérente, légitime et compréhensible. Sur le second point, elle est au contraire étonnante. Selon l’un des participants, il aurait suffi d’une concession sur ce second point pour que la situation soit débloquée.
Selon nos sources, les enseignants stagiaires sont affectés par ce qu’ils appellent une volte-face et se disent déterminés à mener une escalade.
Dimanche, le point de non-retour sera atteint.
Soit les enseignants stagiaires ne cèdent pas et décident de boycotter la rentrée prévue le lendemain et dans ce cas, le gouvernement sera au pied du mur. S’il décrète une année blanche comme il a promis de le faire, il aura une grande partie de l’opinion contre lui. Et s’il ne le fait pas, il va se désavouer.
Quant aux enseignants, ils sont allés trop loin pour céder à la dernière minute sans rien obtenir de concret.
à lire aussi
Article : En Tanzanie, le sifflet marocain à l'honneur pour le choc Simba SC-Young Africans
Reconnaissant l'expertise marocaine à l'échelle continentale, la Fédération tanzanienne de football a sollicité l'appui de la FRMF pour assurer l’arbitrage de son choc national.
Article : Migration irrégulière : 113 ressortissants guinéens rapatriés du Maroc
Les autorités guinéennes, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations, ont organisé le retour de 113 migrants depuis le Maroc, dont 29 femmes et 14 enfants.
Article : Washington Hilton. Ce que l’on sait de l’assaut contre le gala de la presse où se trouvait Donald Trump
Dans la soirée du samedi 25 avril 2026, le prestigieux gala annuel des correspondants de la Maison-Blanche, qui se tenait dans la grande salle de bal du Washington Hilton, a basculé dans le chaos. Alors que le gratin du journalisme, de la politique et des célébrités s’apprêtait à dîner en présence du président Donald Trump, des coups de feu ont retenti, déclenchant une évacuation d'urgence et une traque immédiate au cœur de l'hôtel.
Article : ETRUR Maroc. Lourde sanction contre le dirigeant après la chute de l'industriel du liège
Jugée à Rabat le 23 avril 2026, l’affaire ETRUR Maroc met en jeu une procédure de comblement du passif aux conséquences patrimoniales majeures pour son dirigeant, à la suite de la liquidation prononcée l’été dernier.
Article : قطاع التعمير: المصادقة على تصميمين جديدين للتهيئة بأكادير
.صادقت وزارة إعداد التراب الوطني والتعمير والإسكان وسياسة المدينة مؤخراً على تصميمَي تهيئة يخصّان منطقة أكادير الشمال والقطب الحضري الصحي،الرياضي والحضري
Article : Arbitrage. Comment Casablanca tente de s’imposer comme hub africain face à Paris et Londres
À l’occasion de son dixième anniversaire, Médias24 a interrogé les dirigeants du Centre international de médiation et d’arbitrage de Casablanca sur son bilan et ses ambitions. Derrière la technicité des clauses d’arbitrage, un enjeu très concret : convaincre les entreprises et les investisseurs que leurs litiges peuvent être tranchés au Maroc, avec les mêmes garanties que dans les grandes places internationales. Interview.