Les syndicats menacent de bloquer la réforme de la retraite
Les syndicats montent au créneau et veulent bloquer le processus d'adoption du projet de loi sur les retraites. C'est ainsi qu'ils répondent au refus par le gouvernement d'intégrer ce dossier au dialogue social.
Le bras de fer syndicats-gouvernement continue. Une coalition syndicale a été constituée ce vendredi 4 mars et se réunira mardi prochain. Cette rencontre sera consacrée à l'élaboration d'un plan de protestation contre le projet de réforme des retraites.
La coalition syndicale se compose de l'UMT (Union marocaine du travail), de la FDT (Fédération démocratique du travail), de la CDT (Confédération démocratique du travail), de l'UGTM (Union générale des travailleurs au Maroc) et du Syndicat national des professeurs de l'enseignement supérieur SNE-sup.
Dans une déclaration à Al Majalla24, Abdelkader Ezzayr, vice secrétaire général de la CDT, assure que le programme revendicatif sera présenté à un comité de coordination, qui comprend les leaders des syndicats. Le programme sera adopté vendredi prochain, ajoute la même source.
De sa part, El Arbi Kharim, membre de la FDT, n'exclut pas le recours aux marches et aux grèves générales, de manière à faire pression sur le gouvernement, pour qu'il soumette le projet de réforme des retraites aux instances du dialogue social.
Parallèlement, les syndicats s'attachent à bloquer la réforme au sein de la Chambre des conseillers, poursuit M. Kharim. La lecture du projet en commission des finances, qui était programmée pour le 1er mars, a finalement été reportée pour manque de quorum.
Il s'agit du quatrième report et la réforme peine à passer en plénière. Cette situation risque de perdurer, à considérer qu'au sein de ladite commission, les syndicats sont fortement représentés. A cela s'ajoute le soutien d'autres partis politiques, qui eux aussi s'opposent au projet de Benkirane.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.