RNI-PJD: Mezouar persiste et signe
Devant la jeunesse de son parti, Salaheddine Mezouar, président du RNI, rappelle et assume se propos du 13 février dernier.
Au fur et à mesure que les législatives approchent, le ton monte et les week-ends deviennent très animés sur le plan politique. Ce samedi, Salaheddine Mezouar et Abdelilah Benkirane se sont chacun exprimés. La veille, Medradio a diffusé une longue interview d’Ilyas Elomari.
A Casablanca, au complexe culturel Moulay Rachid (Sidi Othmane), la salle était pleine ce samedi après-midi. La jeunesse RNI, venue des différentes régions du pays, présentait de la fraicheur, de l’impatience et de l’enthousiasme.
Officiellement, l’initiative est venue de Casablanca, qui a souhaité réunir les jeunes autour du président Salaheddine Mezouar. En tout cas, ce fut une démonstration d’unité autour du président et pour celui-ci, l’occasion de répondre à toutes les critiques qui ont suivi son fameux discours devant le Conseil national.
Donc, Mezouar reprend son discours du 13 février devant le Conseil national du parti, l’assume, persiste et signe.
Voici un verbatim de ses principales déclarations:
-Le sport puis la politique m’ont appris une chose: l’esprit d’équipe.
-Le RNI est un parti autonome, qui a sa personnalité, son propre projet, qui n’est pas partie prenante d’un complot contre le PJD, qui n’est pas une succursale du PAM.
-Après le discours du Conseil national, une campagne a été déclenchée contre le RNI. Ses instigateurs sont anonymes, embusqués, ils n’ont pas le courage de nous affronter, ce sont des lâches.
-Des journaux nous ont attaqués. Et quelqu’un qui est le parrain des Frères musulmans et leur porte-parole officiel l’a fait. C’est quelqu’un qui a vendu son journal. Il peut nous consacrer d’autres éditos, cela ne nous dérange pas. [Allusion probable à un confrère]
-On peut attaquer Mezouar, son cuir est devenu plus épais à travers les attaques. On peut attaquer le RNI, il saura se défendre. Mais on n’a pas le droit, pour attaquer Mezouar ou le RNI, d’attaquer la diplomatie marocaine. C’est une question d’éthique et d’intérêt national.
-48 heures après le 4 septembre, le premier communiqué relatif aux arrangements est venu annoncer une coalition PAM-PJD à Tétouan.
-Même si nous n’étions pas d’accord avec eux [allusion au projet de société du PJD], nous avons accepté de rejoindre le gouvernement en 2013, pour les aider et pour l’économie marocaine.
-La situation en 2012 était catastrophique [il cite le déficit budgétaire, celui du compte courant de la balance des paiements, le déficit commercial, il cite ensuite les objectifs ou réalisations de 2015 et 2016, il est vrai que le contraste est frappant sur le plan des grands équilibres, avec un certain coup de pouce de la conjoncture et aussi en matière de décompensation].
-Mezouar cite le chômage des jeunes comme un grave problème à venir. Il ajoute: nous allons créer 500.000 emplois industriels d’ici 2020 [Plan d’accélération industrielle], mais pour cela, il faut des formations. Et qui dit formation, dit enseignement. La problématique de l’enseignement doit être réglée d’une manière définitive, loin de l’idéologie.
-Celui qui n’est pas capable d’élaborer des politiques pertinentes et efficaces doit changer de métier.
-Notre projet est clair: la modernité dans le cadre des constantes de la nation. Nous respectons la différence. Nous ne passons pas notre temps à dire une chose et son contraire.
Enfin, Mezouar conclut sur deux annonces:
-il est pour le maintien de la liste nationale des jeunes.
-le RNI prépare son université de printemps pour fin avril ou début mai.
Voici la vidéo intégrale de l'exposé de Salaheddine Mezouar:
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