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Aux Etats-Unis, la technologie change le banquier

Après le transport et l'hôtellerie, les nouvelles technologies sont en train de bouleverser le secteur bancaire.

Aux Etats-Unis, la technologie change le banquier
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Le 24 mars 2016 à 13h04 | Modifié 24 mars 2016 à 13h04

Du transfert d'argent aux crédits, en passant par le financement des entreprises, les placements financiers et le courtage, quasiment chaque activité de la banque moderne est affectée par le tour de force de ces start-ups baptisées "Fintech" (contraction de finance et technologies).

Les crédits/prêts

Autrefois, le schéma était simple: une banque recevait des dépôts et prêtait ensuite cet argent en prélevant au passage une commission sous forme de taux d'intérêt. Depuis la crise de 2008, ce modèle a vécu. Les plateformes électroniques de prêts entre particuliers ont émergé.

Contrairement aux banques, elles ne sont que des intermédiaires, qui se rémunèrent en prenant un pourcentage de 0,5% à 5% en moyenne des sommes en jeu.

Leurs avantages: des taux d'intérêt bas, des démarches simplifiées, des délais raccourcis pour les emprunteurs et des risques de défauts mutualisés en fractionnant les prêts entre plusieurs prêteurs.

Le taux d'intérêt est établi en fonction du niveau de risque de l'emprunteur et varie entre 6 et 12%. Tous types de prêts sont possibles: crédits à la consommation, prêts immobiliers, financements de projets de PME, prêts étudiants...

Le créneau de crédits sur les plateformes électroniques devrait représenter plus de 8% des crédits à la consommation aux Etats-Unis et 16% des prêts accordés aux PME dans cinq ans, d'après Morgan Stanley.

Les start-ups LendingClub et Prosper en sont les têtes de pont.

Les paiements

Les Fintech fabriquent des lecteurs de cartes bancaires, qui peuvent être transformés en terminaux de paiement une fois branchés sur un smartphone ou une tablette. Une application mobile gérant les paiements, la facturation et la comptabilité est associée à ce lecteur.

Ce dispositif permet d'accepter les paiements par carte, moyennant une commission, de l’ordre de 3% par transaction.

A l'inverse, les terminaux de paiement traditionnels nécessitent des solutions tierces de facturation, de compatibilité et de gestion client, ce qui se révèle rapidement coûteux.

La start-up Square fait partie des pionnières. Apple, Google, Samsung ont par ailleurs développé des systèmes permettant de payer avec son smartphone.

Les transferts d'argent

Les Fintech ont mis en place un système permettant à un utilisateur voulant virer de l'argent de le transférer sur un compte de la start-up, qui crédite ensuite le compte du bénéficiaire dans la zone où l'argent doit être envoyé, en repérant des clients qui veulent virer de l'argent en sens inverse.

Ce système permet d'utiliser le taux de change du milieu de la fourchette d'achat et de vente. Les frais ponctionnés se limitent donc à 0,5%, contre en moyenne 5% pour une banque traditionnelle. Il est notamment développé par WorldRemit et TransferWise et la technologie Blockchain (chaîne des blocs), apparue en 2009, pourrait encore accélérer les choses.

Elle fonctionne comme un grand livre de comptes ouvert, enregistre les détails de chaque échange et permet de se débarrasser des intermédiaires (les banques).

Cette technologie permet de faire circuler l'argent aussi librement que les données sur Internet et augmente la sécurité des transactions, qui sont toutes répertoriées sur une ligne de code unique. La start-up Digital Asset Holdings est en pointe dans ce secteur.

Le courtage

La technologie Blockchain devrait avoir une action "disruptive" sur les activités de marché. Les banques espèrent l'utiliser dans leurs salles de marché alternatives (dark pools), pour réduire l'avantage des courtiers de haute fréquence.

La Blockchain va surtout permettre un règlement immédiat des transactions, alors que les courtiers traditionnels proposent un délai de règlement de 3 jours en moyenne.

Levée des fonds

Outre les plateformes de financement participatif (crowdfunding), qui aident tout un chacun à récolter de l'argent, les Fintech jouent aussi les entremetteurs entre les entreprises cherchant à se développer et les investisseurs.

Ce système épargne aux sociétés non cotées en Bourse de faire la tournée obligée des fonds d'investissement et des banques. La start-up Circle Up permet aux entreprises de lever au moins un million de dollars en échange de participation dans leur capital.

Placements financiers

Les Fintech donnent accès à tous aux actifs, qui jusqu'ici étaient réservés aux investisseurs institutionnels ou aux grosses fortunes.

Ces start-up permettent de choisir différents placements financiers, essentiellement des ETF (Exchange-Traded Fund ou fonds négociés en Bourse), qui se négocient comme des titres individuels. On peut les acheter ou les vendre en temps réel à tout moment de la journée, contrairement aux FCP et SICAV conventionnels, qui ne sont valorisés qu'à la clôture de la séance.

Tout est géré en ligne, les frais sont bas. Acorns et Betterment en sont les acteurs les plus en pointe.

(Avec AFP)

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Le 24 mars 2016 à 13h04

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