Enseignants stagiaires: une médiation apporte une lueur d'espoir
La longue crise des enseignants stagiaires est-elle proche de son dénouement? Une médiation conduite par 6 partis politiques devrait aboutir ce mercredi 30 mars à une réponse du gouvernement. Les médiateurs sont optimistes.
Comme toute médiation, celle-ci se veut discrète. Elle est conduite par Ilyas El Omari, qui a associé 5 autre partis, de sorte que cette démarche n’apparaisse ni comme celle du PAM, ni comme celle de l’opposition. Les 5 autres partis sont le RNI, l’USFP, le Mouvement Populaire, le PPS et le PSU.
El Omari a rencontré mardi 29 mars une nouvelle fois des représentants des enseignants stagiaires et leur a annoncé que les 6 partis ont élaboré un projet d’accord et que la réponse du gouvernement était attendue pour ce mercredi. La médiation avait démarré vers la mi-mars.
Le document, selon des sources sûres, ne désavoue pas le gouvernement et donne satisfaction aux enseignants stagiaires. Ses concepteurs estiment que les deux partis n’ont pas trouvé d’accord faute de communication et à cause d’un malentendu psychologique au niveau du choix des termes.
Le projet d’accord confirme le recrutement des 10.000 candidats (en réalité, ceux d’entre eux qui auront validé les cours et les épreuves de la formation) en deux fois. Le gouvernement maintiendra les deux décrets décriés.
Ilyas El Omari, principal architecte de l’accord, estime que le chef du gouvernement et le gouvernement sont des institutions, avant d’être des personnes et que de ce fait, ils ne doivent pas être désavoués. Dans une déclaration à Médias 24, il critique également le comportement de quelques groupes d’enseignants stagiaires, qui ont chahuté des activités du chef du gouvernement, estimant que celles-ci doivent être respectées, que c’est une question de principe.
Il considère enfin que l’obstacle psychologique entre le gouvernement et les enseignants stagiaires peut être surmonté.
Après l’échec de toutes les autres médiations, celle-ci réussira-t-elle? En tous les cas, elle a ses chances, car les nouveaux médiateurs semblent écoutés par les enseignants stagiaires. Il faudrait que le gouvernement, à son tour, les écoute.
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