Dialogue social: Le gouvernement annonce un “nouveau geste” mercredi
Une énième réunion préparatoire pour finaliser un accord aura lieu mercredi 4 mai à la primature. Le gouvernement envisage un geste fort pour tenter de convaincre les syndicats réticents à conclure rapidement un accord sur le dialogue social.
Selon deux ministres contactés par Médias 24, plusieurs réunions ministérielles se tiennent ce mardi 3 mai, pour concocter une mesure sociale d'une portée suffisante pour contenter les revendications syndicales.
Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat et de la politique de la Ville, refuse de dévoiler ce qui sera proposé aux syndicats lors des discussions qui reprendront mercredi 4 avril, dans le cadre du nouveau round de dialogue social.
«Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a des discussions ministérielles qui concernent l’amélioration des revenus exigée par les syndicats. Il y a des chances pour que notre offre satisfasse les syndicats et qu’ils mettent la pédale douce sur le blocage législatif du dossier des retraites».
Voulant sans doute réserver la surprise à ses interlocuteurs syndicaux, Mohamed Moubdii, ministre de la Fonction publique, nous a confirmé, la tenue, ce mardi 3 avril, d’une série de réunions qui doit aboutir à l’élaboration d’une offre définitive de la part du gouvernement.
Tout comme son collègue, il n’a pas souhaité en dire plus sur la nature de ce «geste fort», qui sera annoncé lors de la réunion tripartite gouvernement-syndicats-CGEM, qui aura lieu le matin du mercredi 4 mai.
«Ces réunions confidentielles n’avaient pas vocation à être médiatisées, mais nous sommes très optimistes pour que leur résultat aboutisse à la conclusion d’un accord final. Nous sommes sur la bonne voie pour trouver un terrain d’entente et pourquoi pas signer cet accord dès demain [mercredi] avec les syndicats».
Les syndicalistes contactés par Médias 24 ne sont pas au courant de cette nouvelle offre et sont loin de partager l’optimisme du gouvernement sur la signature rapide d’un accord sur le dialogue social.
Pour Mohamed Larbi Kabbaj, numéro 2 de l’UGTM, la perspective de son éventuelle conclusion paraît peu probable, si le geste gouvernemental ne porte pas sur la hausse des salaires ou la baisse de l’IR.
«Nous avons refusé les propositions du gouvernement sur la hausse des allocations familiales et de la prime de naissance, car il n’est pas juste de discriminer financièrement les enfants à charge en fonction de leur nombre et d’offrir une allocation revalorisée misérable aux nouvelles mamans.
«En l’état actuel des choses, l’UGTM, l’UMT, la CDT et la FDT ne croient pas à la réussite de la réunion qui se tiendra demain matin [mercredi]. Sans augmentation directe des salaires accompagnée d’une baisse de l’impôt sur le revenu, nous n’aboutirons à rien, même si le gouvernement fait un petit geste sur l’IR,» ajoute t-il.
Pour notre interlocuteur, les nombreuses réunions des commissions techniques n’ont finalement servi à rien, car si les syndicats ont convaincu M. Moubdii de la justesse de leurs revendications, le chef du gouvernement et son ministre des Finances refusent toujours obstinément de les prendre en compte.
Abdelkader Zair, numéro 2 de la CDT, nous confirme le scénario pessimiste de son confrère et annonce qu’à défaut d’un geste fort pour améliorer les salaires de la fonction publique et du secteur privé, l’échec des négociations conduira à la poursuite du blocage législatif du dossier des retraites et au retour des protestations à travers des grèves générales et des marches nationales de protestation.
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