Le devoir des musulmans envers l'univers, thème de la 2e causerie religieuse de Ramadan
Le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, accompagné du Prince Moulay Rachid et du Prince Moulay Ismail, a présidé, lundi 13 juin au palais royal de Rabat, la deuxième causerie religieuse du mois de ramadan.
Cette causerie a été animée par le professeur Omar Farouk Abdallah, chercheur américain et ancien enseignant à l'université du Michigan, sur le thème: "Le devoir des musulmans de faire le bien envers l’univers", s’inspirant du verset coranique: "Vous êtes la meilleure nation qu’on ait fait surgir pour les Hommes".
Le conférencier a souligné à l’entame de son intervention que le terme "Hommes" dans ce verset renvoie à tous les humains, indépendamment de leurs types, de leurs situations et de leurs croyances, ce qui suppose que la nation de l’islam est la meilleure pour les hommes, du fait qu’elle est la plus utile et la plus clémente envers les humains.
Loin d’être un motif de fierté dont on se targue vis-à-vis des autres, le qualificatif de "meilleure", ainsi perçu, dénote d’une lourde responsabilité, a-t-il soutenu, relevant que le Tout-Puissant place dans le cœur des croyants sincères un amour particulier, qui révèle la sincérité de leur foi et la bonté de leurs actions.
Le conférencier s’est également attardé sur la notion de "la oumma du juste milieu", conformément au verset coranique "C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu, pour que vous soyez témoins à charge de l’humanité, tout comme le Messager sera témoin à votre charge".
Il a aussi rappelé que, durant les XIIIe et XIVe siècles, les musulmans ont contribué, en collaboration avec la Chine, à la mise en place d’un ordre économique mondial efficace, ayant organisé les marchés mondiaux depuis l’Extrême-Orient jusqu’en Occident, en passant par l’Andalousie, l’Europe de l’Est et occidentale et l’Afrique de l’Ouest.
Il a relevé que les bienfaits apportés par les musulmans, dans les domaines des sciences et de l’industrie, sont connus et reconnus, comme l’industrie du papier, qui s’étendait de Boukhara à l’Est jusqu’en Occident, favorisant au passage l’émergence de la civilisation du livre et la lutte contre l’analphabétisme, dans bien des cas et des endroits.
Parmi d’autres aspects de la civilisation islamique, il a cité la coexistence entre les hommes, malgré la différence des religions, des races et des langues et la promotion des échanges culturels et scientifiques efficients, rappelant que les musulmans sont connus pour avoir pris la défense des minorités religieuses qui vivaient en leur sein.
Après avoir relevé que la grande épreuve qui s’est abattue sur la oumma islamique s’est produite durant les deux derniers siècles à cause de la colonisation et de ses implications postérieures. Le conférencier a précisé que le renouveau dans la civilisation islamique constitue une des grandes merveilles de cette oumma, faisant remarquer que la morale émanant de ce renouveau consiste à amener les gens à réaliser que le désespoir est légalement inadmissible, la sagesse d’Allah étant immense, Sa clémence incommensurable.
A l'issue de cette causerie, Sa Majesté le Roi a été salué par Cheikh Mokhtar Jomoa, ministre des Habous en République arabe d’Egypte, les professeurs Mohamed Khalil, ministre tunisien des Affaires religieuses, Rafiâ Benachour, professeur à l’Université de Carthage (Tunisie), et Abdessalam Al-Abbadi, vice-président de l'Académie internationale du Fiqh islamique (Jordanie).
Le Souverain a été également salué par Cheikh Salim Alouan El Hassani, secrétaire général de Dar Al Fatwa en Australie, le professeur Ammar Jamai Talbi, vice-président de l’association des oulémas musulmans algériens, Cheikh Osmanu Nuhu Sharubutu, grand Imam et moufti de la République du Ghana, le professeur Taleb Akhyar Ben Cheikh Mamina Al Cheikh Maa Al Ainine, membre du Conseil supérieur de la Fatwa et des doléances de Mauritanie, Cheikh Nafia Pérez Yruela, professeur à la Jamâa de prédication islamique à Mexico et par le professeur Chérif Oumar Abdel Aziz, vice-président du Conseil fédéral de la Tijaniya en Côte-d’ivoire.
(Avec MAP)
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