HIT Radio lance sa web tv dans quelques jours
Plus de deux ans après avoir déposé une demande d'autorisation pour sa web tv, qui n'a jamais obtenu de réponse de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), Younes Boumehdi, CEO de Hit Radio, a décidé de donner vie à son projet de télévision sur Internet, opérationnelle dans quelques jours. Entretien.
Médias24: Vous lancez votre web tv juste après le mois de ramadan. Pouvez-vous nous en dire plus sur le projet, l'équipe, l'investissement etc.?
Younes Boumehdi: La web TV qui est actuellement en test s'appelle HIT TV, www.hittv.ma. Il s'agit d'une chaîne musicale, essentiellement composée de clips et de contenus courts. L'équipe en charge du projet est composée pour l'instant de 5 personnes dédiées, en plus des ressources de la radio mutualisées. Le plan d'investissement prévoit 5 millions de DH sur 2016/2017. La publicité et les programmes parrainés devraient représenter l'essentiel des revenus de la web tv.
-N'ayant pas eu de retour de la part de la HACA, vous avez décidé de prendre les devants. Pour vous, qui ne dit mot consent?
-Effectivement, nous avons soumis depuis plusieurs années à la HACA un dossier complet de demande de licence pour des web TV. L'absence de réponse de la HACA alors que les textes imposent aux administrations de répondre dans un délai raisonnable, nous laisse penser que notre projet n'a pas été rejeté.
-Quel est l'intérêt de lancer une chaîne satellitaire dans la foulée de la web tv?
-Le projet satellitaire est un bouquet de chaînes, qui comprend une chaîne musicale, pour enfants, documentaire etc., que nous souhaitons lancer entre 2017 et 2018.
L'idée est de répondre aux attentes du public marocain et de lui proposer une alternative aux nombreuses chaînes de télévision satellitaires existantes, notamment du Moyen-Orient.
Il n'est pas concevable que notre pays ne soit pas encore en mesure d'avoir une offre télévisuelle nationale riche et diversifiée.
-Il y a quelques années, la HACA a refusé d'octroyer des licences télé privées à un certains nombres de porteurs de projets, arguant que le marché publicitaire n'était pas suffisamment développé pour accueillir de nouveaux acteurs. Finalement, vous avez trouvé le moyen de contourner le problème...
-Le problème qui avait prévalu lors de la décision de la HACA en 2009 n'est plus d'actualité. Le marché publicitaire national est en mesure d'accueillir des chaînes thématiques ou des chaînes locales, d'autant plus que l'on constate que des chaînes étrangères captent du budget publicitaire dans notre pays (Bzaf TV, MBC, France24...).
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.