JO-2016: la Russie soulagée après la décision du CIO au sujet du dopage
La Russie et ses sportifs ont poussé lundi 25 juillet un soupir de soulagement après la décision du Comité international olympique (CIO) de ne pas exclure le pays des jeux Olympiques de Rio (5-21 août), reléguant cette responsabilité aux fédérations internationales.
Cette décision a suscité de nombreuses critiques dans le mouvement olympique, alors qu'un rapport indépendant du juriste canadien Richard McLaren, à la demande de l'Agence mondiale antidopage (AMA), a mis en évidence un système de dopage d'Etat dans le sport russe de 2011 à 2015.
L'AMA s'est ainsi dite "déçue" tandis que l'Usada, l'agence américaine antidopage, a parlé de "désordre" créé par le CIO.
Lundi, l'Agence française de lutte antidopage a aussi regretté la décision du CIO, estimant que l'instance aurait pu "faire preuve d'une grande fermeté".
En Russie, où le sport et les médailles sont une priorité nationale, le soulagement était immense. "Nous nous félicitons naturellement" de la décision du CIO, a ainsi estimé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, évoquant une "décision positive".
"Cette décision n'est pas mauvaise pour nous. Elle a été prise et nous devons la respecter", a déclaré à l'AFP le président du comité pour le Sport à la Douma (chambre basse du Parlement), Dmitri Svichtchev, tout en regrettant que les sportifs russes ayant déjà été sanctionnés pour dopage soient privés de Jeux.
"Vous ne pouvez pas punir quelqu'un deux fois pour la même peine", a-t-il déclaré. Ces conditions devraient notamment empêcher le cycliste Ilnur Zakarin, vainqueur cette année d'une étape du Tour de France et suspendu en 2009 pour prise de stéroïde, de participer aux Jeux.
La quadruple championne du monde de natation Yulia Efimova, contrôlée positive en 2014 à un stéroïde et suspendue 16 mois, sera également absente de Rio, tout comme probablement sa coéquipière Natalia Lovtsova, suspendue en 2013, ou la médaillée olympique d'haltérophilie Tatiana Kashirina, sanctionnée en 2006.
Lundi, le président du Comité olympique russe (ROC) Alexandre Joukov a annoncé au cours d'une conférence de presse "étudier l'historique en matière de dopage de chaque sportif sélectionné" pour les JO, indiquant qu'il était "déjà clair" que plus de huit sportifs russes, sans compter les 68 athlètes déjà suspendus, n'iront pas à Rio.
Gymnastes et escrimeurs déjà à Rio
Il revient désormais aux fédérations internationales de décider pour leur discipline quels sportifs russes pourront concourir au Brésil. La Fédération internationale de tennis (ITF) a déjà donné son feu vert à la participation des huit joueurs et joueuses de tennis sélectionnés par la Russie. La décision de la Fédération internationale de judo, qui avait soutenu la Russie avant même que ne se prononce le CIO, devrait rapidement suivre.
Les patrons des fédérations russes d'escrime et de pentathlon ont estimé lundi que leurs sportifs seraient autorisés à concourir à Rio, mais attendent une confirmation officielle qu'ont déjà reçu les archères russes, championnes du monde.
Mais certains sportifs n'ont pas attendu pour s'envoler à Rio. C'est le cas des gymnastes, dont l'entraîneur principal, Valentina Rodionenko, a assuré à l'agence de presse TASS: "Le pire est derrière nous."
La majorité de la sélection s'envolera pour Rio jeudi 28 juillet. Pour les 68 athlètes privés de JO à cause de la suspension de la Fédération russe d'athlétisme, il n'y a en revanche plus aucune chance d'aller à Rio, après la décision jeudi du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne.
(Avec AFP)
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