Le gouvernement turc prépare une nouvelle Constitution
Le gouvernement turc est prêt à travailler avec les principaux partis d'opposition pour élaborer une nouvelle Constitution, a déclaré, lundi 25 juillet, le Premier ministre Binali Yildirim, après des mois de blocage sur cette question.
"Tous les principaux partis sont prêts à commencer à travailler à une nouvelle Constitution", a déclaré M. Yildirim à la presse à Ankara, précisant que la question avait été réglée lors d'une réunion entre le président Recep Tayyip Erdogan et deux responsables de l'opposition plus tôt dans la journée, consacrée aux conséquences de la tentative de putsch militaire du 15 juillet.
Il y aura d'abord "un petit changement" constitutionnel. "Le travail est en cours à ce sujet", a-t-il dit.
Le travail commencera alors pour élaborer une toute nouvelle Constitution, a-t-il expliqué, un des sujets les plus controversés de la politique turque ces derniers mois.
La Constitution actuelle a été élaborée après le coup d'Etat de 1980 et le gouvernement appelle depuis longtemps à son changement.
Le parti AKP au pouvoir du président Erdogan voudrait introduire un régime présidentiel, mais le Premier ministre n'en a pas fait mention lundi soir.
Le président Erdogan, dont le parti AKP est majoritaire au Parlement, avait rencontré dans la journée du lundi les dirigeants de deux partis d'opposition, Kemal Kilicdaroglu pour le Parti républicain du peuple (CHP) et Devlet Bahceli pour Parti du mouvement nationaliste (MHP), dans le but d'harmoniser leurs positions après le coup.
Le leader du Parti démocratique du peuple (HDP, pro-kurde) Selahattin Demirtas n'avait pas été invité, mais M. Yildirim a dit que le HDP pourrait aussi prendre part aux discussions sur la Constitution.
Il a aussi confirmé que la gendarmerie, chargée de la sécurité intérieure et les gardes-côtes seraient désormais placés sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, au lieu de l'armée.
M. Yildirim a par ailleurs annoncé que le premier pont construit au-dessus du Bosphore à Istanbul allait être rebaptisé en hommage aux victimes de la tentative de putsch du 15 juillet.
Ce pont, ouvert en 1973 et connu simplement sous le nom de Pont du Bosphore, sera nommé Pont des Martyrs du 15 juillet, a précisé M. Yildirim à la presse, après une réunion du Conseil des ministres en soirée.
Le Premier ministre a expliqué ce choix par le fait que ce pont avait été "la première cible des comploteurs" le soir du 15 juillet, ce qui avait causé la mort de plusieurs civils.
Ce pont - endroit stratégique reliant l'Europe à l'Asie - avait été bloqué par des soldats rebelles dans la soirée du 15 juillet, un des premiers signes visibles pour la population d'Istanbul qu'un coup d'Etat était en cours. Cette tentative de putsch a fait 270 morts.
Avec le soutien d'hélicoptères, ces troupes avaient tiré sur la foule de partisans du président Recep Tayyip Erdogan, venus s'opposer à eux. Les rebelles s'étaient finalement rendus sur le pont, après avoir été surpassés en nombre par les opposants au coup d'Etat.
(Avec AFP)
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