Le Maroc et la Banque mondiale lancent le premier fonds d'investissement vert dédié à l'Afrique
Ce fonds vise à orienter les flux de capitaux privés vers des investissements dans des infrastructures respectueuses de l’environnement.
Le Maroc, à travers le fonds souverain d'investissement Ithmar Capital, et la Banque mondiale ont signé, mercredi 16 novembre à Marrakech, un mémorandum d’entente pour le lancement de la première plateforme d’investissement verte à l’échelle continentale "Green Growth Infrastructure Facility for Africa" (GGIF for Africa).
Ce fonds vise à catalyser la transition en Afrique vers une économie verte et d’orienter les flux de capitaux vers la mise en place de projets d’infrastructures efficaces, durables et à faible intensité de carbone.
Outil de soutien et d’initiatives concrètes en Afrique, GGIF for Africa aura pour objectif d’attirer des investisseurs privés à la recherche d’investissements responsables et écologiques.
A la différence de la majorité des fonds pour le climat créés à ce jour, dont le but est d’accorder des subventions ou des financements concessionnels par les donneurs, le GGIF for Africa est structuré comme un fonds de capital investissement.
L'objectif du GGIF for Africa est d’orienter les flux de capitaux privés vers des investissements dans des infrastructures respectueuses de l’environnement. A ce titre, l’initiative mobilisera des capitaux du secteur privé, par le biais de partenariats public-privé (PPP) aussi bien au niveau GGIF for Africa qu’au niveau des projets entrepris.
A cet égard, la Banque mondiale et Ithmar Capital vont intensifier leur collaboration avec un large éventail d'investisseurs publics et privés, y compris les banques régionales de développement, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels internationaux et régionaux à travers ce véhicule d’investissement. Cette initiative a reçu l’appui de l’organisation mondiale des fonds souverains (IFSWF).
GGIF for Africa fait partie du plan d’action de la Banque mondiale au niveau régional. Le programme d'infrastructures en Afrique nécessite une approche régionale, car il existe un grand nombre d'économies africaines qui ont moins de 10 milliards de dollars en PIB (31), des pays sans littoral (15) et sans rivières transfrontalières (60 bassins) et une répartition inégale des ressources naturelles et des centres de population.
L'Afrique a besoin chaque année de 7.000 MW de production d'électricité, mais elle n'a installé que 1.000 MW au cours des dernières années.
Moins de 5% des terres agricoles sont irriguées, moins de 10% du potentiel hydroélectrique ont été exploités et seulement 58% des Africains ont accès à de l’eau potable.
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