BAM: Maîtrise des risques monétaires et financiers
Les risques émanant des conditions monétaires et financières se sont atténués à la faveur du renforcement des réserves internationales nettes, d’une légère reprise du crédit bancaire et de la poursuite de la tendance baissière des taux débiteurs.
Une analyse, publiée récemment par le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), fait ressortir que les risques macroéconomiques se sont globalement maintenus au même niveau qu’à fin 2015, dans un contexte marqué notamment par la poursuite de la consolidation budgétaire.
Toutefois, des zones d’incertitude entourent les perspectives des conditions extérieures, tant au niveau de la reprise d’activité dans les principaux pays partenaires (effets du "Brexit"), qu’au niveau des politiques commerciale et budgétaire à venir de la nouvelle administration américaine.
"La morosité de l’activité non agricole a continué en 2016 de peser sur les agents non financiers, qui ont enregistré une nouvelle hausse de leurs défauts de paiement", relève le CCSRS.
Le secteur bancaire préserve pour autant un bon niveau de rentabilité et de capitalisation et s’avère "résilient" aux stress tests simulant des chocs macroéconomiques. Néanmoins, son exposition au risque de taux d’intérêt, dans un contexte de forte concurrence à l’octroi de crédit, constitue une zone d’attention qui requiert un suivi rapproché.
Pour sa part, le secteur des entreprises d’assurance continue de dégager une marge de solvabilité, en couverture du risque de souscription, largement supérieure au minimum réglementaire. Les exigences à venir liées au chantier structurant de passage vers un régime prudentiel basé sur les risques, pourraient néanmoins réduire de manière substantielle ces excédents de marges.
Sur un autre registre, les indicateurs de risques du régime des pensions civiles géré par la Caisse marocaine des retraites se sont améliorés, notamment sur le plan de son équilibre technique, grâce à la réforme récemment adoptée, souligne le Comité. Les risques pesant sur ce régime continuent d’être une source de préoccupation majeure, "la réforme susmentionnée ne permettant qu’un gain de 5 à 6 années dans l’horizon de viabilité".
Quoique toujours à des niveaux faibles, la liquidité du marché boursier enregistre une amélioration. En outre, l’accroissement du nombre de comptes titres, tiré essentiellement par la hausse du nombre d’investisseurs personnes physiques marocaines, dénote d’un regain d’intérêt pour le placement en instruments financiers.
Institué par la loi n°103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, le CCSRS est présidé par le wali de Bank Al-Maghrib (BAM). Il regroupe les représentants de BAM, de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (Acaps) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), ainsi que de la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE).
Il est chargé de la surveillance macroprudentielle du secteur financier. Il évalue également les risques systémiques pour le secteur financier et examine les mesures pour en atténuer les effets, en vue de préserver la stabilité financière.
(Avec MAP)
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