Marché de gros de Casablanca. 21 MDH d’arriérés de paiement dus à la ville
Des commerçants et mandataires n’ont pas payé les redevances qu’ils doivent à la ville depuis 2012. Ils sont interdits d’accès au marché depuis quelques semaines.
Un peu moins de 21 MDH sont dus au marché de gros des fruits et légumes. 16 MDH par des mandataires et 4,6 MDH par des commerçants, qui ont arrêté de payer la commune depuis 2012, selon une source au sein de la ville. "Les discussions sont en cours pour apurer ce passif", ajoute-t-elle.
Les négociations avec la commune ayant échoué, Casa Prestations en charge de la gestion de cet équipement, a procédé, il y a quelques semaines, à la suspension de ces intermédiaires- 7 mandataires et une dizaine de commerçants-, en leur interdisant l’accès aux halles.
Le cas des mandataires est particulier. Appartenant essentiellement à la famille d’anciens résistants (32 sur un total de 39), ils perçoivent 7% sur les transactions réalisées au niveau des carreaux de la halle, qui désignent le vrac, gardent 1% et reversent les 6% restants à la commune.
Le règlement interne du marché leur accorde des agréments, renouvelables tous les trois ans. C’est ce que prévoit le texte. Mais dans la réalité, les mêmes mandataires occupent le marché de gros depuis 1989, date du dernier concours. Leurs noms n'ont jamais été publiés et selon des sources de la ville, quatorze titulaires d’agréments sont décédés, et ce sont leurs ayants droit qui en ont hérité, même si le statut de mandataire ne se lègue pas.
La ville avait désigné en octobre 2016 un représentant dans la commission qui statue sur les candidatures des mandataires. L'objectif était de reprendre les agréments dont les bénéficiaires sont décédés et de lancer un nouvel appel à candidature. Ce dossier n'a pas avancé depuis.
Par opposition aux carreaux, les magasins sont occupés par des commerçants qui doivent reverser à la commune 6% de la valeur de la marchandise qui entre au marché.
À découvrir
à lire aussi
Article : Mondial 2026 : des navettes à 20 dollars seulement pour rejoindre le stade de Maroc-Brésil
Les autorités de l’État de New York viennent d’annoncer un service de navette à 20 dollars pour se rendre au MetLife Stadium, qui accueillera plusieurs matchs de la Coupe du monde de football 2026, dont celui du Maroc face au Brésil et la finale.
Article : Aéronautique : la nouvelle piste indienne pour produire le premier avion complet made in Morocco
L’ambassadeur indien Sanjay Rana a évoqué une proposition de coproduction avec le Royaume, au moment où Rabat vise un assemblage intégral à l’horizon 2030. Entre le programme C295, la commande indienne de 56 appareils et l’ancrage d’Airbus au Maroc, le dossier ouvre une possible nouvelle étape pour une filière passée à plus de 155 acteurs et 3 milliards de dollars d’exportations.
Article : Procès libyen : sept ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy
Le parquet général français a requis, ce mercredi 13 mai 2026, au terme de trois jours de réquisitoire, sept ans de prison et 300.000 euros d’amende contre Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel sur le financement libyen présumé de la campagne de l’ancien président français.
Article : Abdelmoula Ratibe élargit ses activités avec une nouvelle filiale
La famille Ratibe poursuit sa diversification avec la création de Sanora Capital Santé, une nouvelle structure dédiée à l’investissement et aux prises de participation dans divers secteurs, venant renforcer l’écosystème de Ratibecom Holding, groupe marocain actif dans le textile, l’immobilier et les énergies renouvelables.
Article : Sanlam-Allianz. Le futur n° 3 de l’assurance au Maroc promet aussi 40% de potentiel en bourse
Attendue début juillet 2026, la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc redessine le rapport de force du secteur de l'assurance dans le Royaume, avec 13,4% de part de marché, plus de 740 points de contact avant ajustements concurrentiels, un portefeuille mieux équilibré entre Vie et Non-Vie, et une nouvelle grille de lecture pour le titre coté. Une opération à la fois industrielle, commerciale et financière.
Article : Profession d’avocat : pourquoi l’article 33 est rejeté par les experts-comptables
Alors que le projet de loi sur la profession d’avocat poursuit son parcours législatif, l’Ordre des experts-comptables monte au créneau contre certaines dispositions de l’article 33, jugées susceptibles d’instaurer un monopole sur des missions clés de la vie des affaires.