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ECONOMIE

Céréaliculture. Voici pourquoi la campagne n'est pas encore sauvée

Penser que la campagne céréalière est sauvée revient à faire abstraction de ce qui risque de se passer d’ici avril où les conditions climatiques, le traitement contre les maladies et l’utilisation des engrais azotés influent sur la récolte. 

Céréaliculture. Voici pourquoi la campagne n'est pas encore sauvée
N. F.
Le 23 février 2017 à 14h52 | Modifié 23 février 2017 à 14h52

La pluie n’est pas à elle seule garante d’un bon rendement final. Tout dépend de là où elle est tombée, de la date à laquelle elle est tombée, et de son alternance avec des périodes d’ensoleillement pour permettre à la plante de grandir.

"La vague de froid qui a sévi durant des semaines a provoqué un ralentissement de la croissance des céréales. Sur le terrain, on peut remarquer que leur taille est encore petite", souligne Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome.

L’année a été assez froide, avec des températures de 3-4 degrés dans certaines régions céréalières. Des températures de 7-8 degrés minimum sont requises.

La question que tout le monde se pose est la suivante: Est-on sûr au stade actuel que la récolte sera bonne, ou au pire moyenne?

"A date d’aujourd’hui, il est prématuré de donner un chiffre sur le potentiel de la récolte. Il n’y a pas de certitudes, nous ne savons pas quel minimum est garanti et dans quelle région", ajoute M. Guennouni, prudent.

S’il est impossible de savoir si la campagne est sauvée, est-elle au moins bien lancée? "Jusqu’à présent, oui. Mais l’aboutissement dépendra de plusieurs paramètres, dont les précipitations en mars et avril. Si les pluies s’arrêtent dans l’immédiat, le rendement va chuter considérablement", poursuit-il.  

De quoi dépend le rendement final? Il est certes dépendant des conditions climatiques durant les deux prochains mois, mais il est également tributaire du travail des agriculteurs.

La période de désherbage étant finie, il est temps d’apporter les engrais de couverture (azotés). La terre réclame de l’azote durant tout le cycle et surtout quand il y a de la pluie. Tous les agriculteurs n’y ont pas recour  d’une manière assidue car l’azote, produit importé, coûte très cher et les quantités requises augmentent avec les précipitations du fait que "l’azote est lessivé par l’eau de la pluie", précise M.Guennouni.

Autre facteur déterminant: le traitement de la terre contre les maladies qui vont attaquer le blé. Ce traitement a également un coût, mais s’il n’est pas administré, le risque de faire baisser le rendement peut atteindre jusqu’à 70%. 

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N. F.
Le 23 février 2017 à 14h52

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