Sahara marocain : Massad Boulos réaffirme le soutien de Washington et la solidité du partenariat avec le Maroc
Le haut conseiller américain pour les affaires arabes et africaines a réaffirmé son soutien à une solution politique au Sahara marocain fondée sur le consensus et la négociation, tout en condamnant les attaques contre Smara et en soulignant la solidité du partenariat historique avec le Maroc.
Dans une interview accordée à Sky News Arabia mardi 12 mai 2026, le haut conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a réaffirmé la solidité des relations maroco-américaines et le soutien de Washington à une solution politique au dossier du Sahara marocain. Il a également condamné fermement les attaques du polisario contre Smara, appelant à privilégier une issue fondée sur "le consensus" et "la négociation".
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les récentes attaques du mouvement séparatiste sur la ville de Smara, qui ont suscité une vague de condamnations internationales. Elle s’inscrit également dans la continuité de ses positions réitérant l'attachement constant des États-Unis au soutien au Maroc et à une solution politique "juste, durable et mutuellement acceptable" au dossier du Sahara marocain, fondée sur "une véritable autonomie sous souveraineté marocaine".
Évoquant les relations entre Rabat et Washington, Massad Boulos a insisté sur leur caractère historique et stratégique. Il a affirmé que la relation entre les États-Unis et le Maroc était "très particulière" et vieille "d’au moins 250 ans". Il a cité, à cet égard, la récente visite du sous-secrétaire d’État Christopher Landau pour l’inauguration du nouveau siège du consulat général américain à Casablanca Finance City, ainsi que celle du commandant de l’AFRICOM, le général Anderson, dans le cadre de l’exercice militaire "African Lion".
Il a également rappelé que le Maroc abrite "la plus ancienne ambassade américaine du monde", à Rabat, ajoutant que le Royaume accueille désormais à la fois "la plus ancienne et la plus récente représentation diplomatique américaine dans le monde".
"Quant au sujet des agressions sur Smara, c'est un sujet très regrettable que nous avons condamné dans les termes les plus fermes. Et il y a, en principe, un consensus international à ce sujet. Nous avons vu un consensus européen, arabe et africain pour condamner cette agression, qui risque bien sûr de retarder le processus de paix", a-t-il affirmé.
Revenant sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité, il a estimé qu’il s’agissait d’"une résolution historique concernant la question du Sahara, vieille de 50 ans". "Elle a été bien accueillie des deux côtés, ce qui est très important", a-t-il souligné.
Massad Boulos a également mis en avant les efforts diplomatiques menés dans le sillage de cette résolution : "Nous avons pu organiser trois rencontres réunissant les quatre parties mentionnées dans cette résolution du Conseil de sécurité 2797, à savoir le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le polisario. C'étaient de bonnes rencontres, des rencontres relativement fructueuses, mais bien sûr nous attendons une percée dans ce dossier, conformément à ce que prescrit cette résolution onusienne".
"Mais nous espérons toujours parvenir à une solution pacifique, une solution par consensus, une solution par la négociation, une solution qui satisfait toutes les parties, comme le prescrit bien sûr cette résolution très importante", a -t-il conclu.
à lire aussi
Article : Dakhla : arrestation d’un suspect de 22 ans, présenté comme proche de “l’État islamique”
Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a annoncé l’arrestation d’un suspect de 22 ans, présenté comme proche de Daech "État islamique" et soupçonné de préparer des actes terroristes visant la sécurité du Royaume.
Article : Marchés de gros de Casablanca : tendance à la stabilité, légère baisse du minimum des viandes
Au 13 mai 2026, les prix sur les marchés de gros de Casablanca s’orientent globalement vers la stabilité, selon les données de la SDL Casa Prestations. Les principales variations restent limitées, avec notamment une légère baisse des prix minimums des viandes rouges ovine et bovine par rapport à la semaine précédente.
Article : Comment le Maroc cherche à se positionner dans la nouvelle géoéconomie des molécules décarbonées
L'énergie solaire ne suffit plus. Ce qui compte désormais, c'est la molécule qu'elle permet de produire. Ammoniac vert, e-méthanol, hydrogène : la transition énergétique mondiale redessine ses chaînes de valeur, et le Maroc entend y occuper une place stratégique. Entre un partenariat allemand qui s'approfondit, une Europe en quête de souveraineté et une Amérique qui réorganise ses filières industrielles loin de la Chine, Rabat joue une carte géoéconomique inédite. Une note stratégique réalisée par Youness Marouane, consultant en finance stratégique.
Article : Énergies renouvelables. 2.760 MW autorisés en trois mois, une accélération inédite depuis 2009
Au premier trimestre 2026, huit nouvelles autorisations ont été accordées à des opérateurs privés, soit près de 64% de la puissance totale validée depuis le lancement de la stratégie nationale. Une dynamique portée par la loi 13.09, l’autoproduction, les besoins de décarbonation industrielle et les perspectives ouvertes par l’hydrogène vert.
Article : Affaire Azeroual. Les héritiers à leur tour placés sous redressement judiciaire
Le tribunal de commerce de Marrakech a étendu aux héritiers Azeroual visés par la procédure le redressement judiciaire ouvert initialement au profit de Chantal Azoulay. La décision gèle les poursuites individuelles, notamment celles engagées par Bank of Africa, titulaire d’une créance dépassant 102 MDH.
Article : Syrie-Maroc : Assaad el-Chibani attendu à Rabat pour une visite à forte portée diplomatique
Prévu jeudi 14 mai, le déplacement du chef de la diplomatie syrienne doit donner lieu à un entretien avec Nasser Bourita, un an après la décision marocaine de rouvrir son ambassade à Damas. Il intervient aussi dans un contexte nouveau, marqué par la fermeture du bureau du polisario par les autorités syriennes post-Assad.