Notation. Moody’s améliore la perspective de la note souveraine du Maroc
L’agence de notation Moody’s a amélioré sa perspective pour le Maroc en la passant de stable à positive tout en maintenant la note à Ba1. Le bon comportement des finances publiques et des exportations ainsi que la maîtrise de l'endettement sont les raisons principales pour cette amélioration.
L'agence de notation financière Moody's a confirmé dans sa dernière livraison la note souveraine du Maroc à Ba1. La nouveauté dans cette actualisation se situe au niveau de la perspective qui passe de stable à positive. Si l’agence américaine a amélioré la perspective, c’est pour des raisons macro-économiques.
Moody’s, dans son communiqué par rapport à cette amélioration, fait remarquer que le Maroc a nettement bonifié sa position extérieure depuis quelques années. Les réserves de change cumulées couvrent plus de 7 mois d'importations contre 4 mois seulement à fin 2012. Le Maroc a profité, selon l’agence de notation, de la baisse des prix du pétrole, contrairement à d’autres pays de la zone MENA, qui sont producteurs. La récente volonté de la banque centrale de passer vers un régime de change flexible est, elle aussi, saluée par l’agence.
Les exportations marocaines qui progressent d’année en année grâce à la diversification des secteurs producteurs sont aussi l’une des raisons avancées par Moody’s. L’agence explique que l'automobile, l'aéronautique ou encore l'électronique sont des secteurs à très forte valeur ajoutée pour les exportations du pays. La croissance enregistrée par ces industries est à des niveaux satisfaisants avec habituellement des taux à deux chiffres.
Moody's s'attend à ce que le niveau des exportations de ce qu’on appelle les "nouveaux métiers mondiaux du Maroc", continue à croître fortement durant les prochaines années. L’agence justifie cette prévision par le fait que quelques industries installées au Royaume sont selon elle, parfaitement intégrées dans la chaîne de production mondiale, ce qui leur procure un bon rythme de croissance.
Sur son communiqué, l’agence newyorkaise précise aussi que les exportations issues de ces industries ont même dépassé les exportations traditionnelles des phosphates, agriculture ou textile.
Ceci est conforté par la stabilité politique du pays, selon l’agence. Cette situation met les investisseurs en confiance et permet au Maroc d’attirer de plus en plus d'IDE, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Pour Moody’s, si le Maroc maintient le niveau actuel des IDE, ils seront une source importante de financement pour le déficit courant du pays.
Dans un autre sens, le déficit budgétaire s’est nettement amélioré depuis 2012. L’agence salue aussi le bon comportement du Maroc en matière de réformes et de maintien des équilibres budgétaires à un niveau soutenable. La dernière réforme de la caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbures sont prises comme exemple.
Sauf surprise, le Maroc devrait continuer à faire baisser son ratio dette/PIB pour atteindre l’objectif tracé par le gouvernement pour 2020, qui est d’attendre 60%. A fin 2016, ce ratio est estimé par Moody’s aux alentours de 64,8% du PIB.
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