Fitch: Le blocage gouvernemental ne présente pas de risques sur la croissance économique
Selon les prévisions du cabinet, le Maroc bénéficiera de flux significatifs d’investissements directs étrangers, ainsi que des dons du Conseil de coopération du Golfe et d’autres organisations internationales dans les années à venir.
BMI Research, la filiale d’intelligence économique de l’agence de notation Fitch Ratings, vient de publier une note de recherche sur le Maroc.
Le cabinet y affirme que ses prévisions, aussi bien pour l’activité économique que pour la politique budgétaire du Maroc, présument que le pays bénéficiera de flux significatifs d’investissements directs étrangers, ainsi que des dons du Conseil de coopération du Golfe et d’autres organisations internationales dans les années à venir.
Ceci étant, BMI Research estime que si ces prévisions venaient à ne pas se concrétiser, cela poserait de sérieux risques pour les perspectives du pays.
Autre risque évoqué par la filiale de Fitch: la dépendance des exportations marocaines de la zone euro. "Les exportations [marocaines, ndlr.] demeurent vulnérables à toute récession économique dans la zone euro", peut-on lire sur la note de recherche.
Toutefois, BMI Research évoque les bons points du pays et affirme que l’économie marocaine affichera de bonnes performances à moyen terme. Le cabinet affirme que le blocage gouvernemental, qui perdure depuis bientôt six mois, ne présente pas beaucoup de risques à ce stade ni pour la croissance économique, ni pour la consolidation budgétaire.
BMI Research estime toutefois que l’inflation au Maroc s’accélérera en 2017, suivant l’augmentation des prix des matières premières, même avec la baisse des subventions gouvernementales: "Les pressions inflationnistes seront de courte durée et se stabiliseront autour de 2% à moyen terme", indique BMI Research.
À découvrir
à lire aussi
Article : Mondial 2026 : des navettes à 20 dollars seulement pour rallier le stade de Maroc-Brésil
Les autorités de l’État de New York viennent d’annoncer un service de navette à 20 dollars pour se rendre au MetLife Stadium, qui accueillera plusieurs matchs de la Coupe du monde de football 2026, dont celui du Maroc face au Brésil et la finale.
Article : Aéronautique : la nouvelle piste indienne pour produire le premier avion complet “made in Morocco”
L’ambassadeur indien Sanjay Rana a évoqué une proposition de coproduction avec le Royaume, au moment où Rabat vise un assemblage intégral à l’horizon 2030. Entre le programme C295, la commande indienne de 56 appareils et l’ancrage d’Airbus au Maroc, le dossier ouvre une possible nouvelle étape pour une filière passée à plus de 155 acteurs et 3 milliards de dollars d’exportations.
Article : Procès libyen : sept ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy
Le parquet général français a requis, ce mercredi 13 mai 2026, au terme de trois jours de réquisitoire, sept ans de prison et 300.000 euros d’amende contre Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel sur le financement libyen présumé de la campagne de l’ancien président français.
Article : Abdelmoula Ratibe élargit ses activités avec une nouvelle filiale
La famille Ratibe poursuit sa diversification avec la création de Sanora Capital Santé, une nouvelle structure dédiée à l’investissement et aux prises de participation dans divers secteurs, venant renforcer l’écosystème de Ratibecom Holding, groupe marocain actif dans le textile, l’immobilier et les énergies renouvelables.
Article : Sanlam-Allianz. Le futur n° 3 de l’assurance au Maroc promet aussi 40% de potentiel en bourse
Attendue début juillet 2026, la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc redessine le rapport de force du secteur de l'assurance dans le Royaume, avec 13,4% de part de marché, plus de 740 points de contact avant ajustements concurrentiels, un portefeuille mieux équilibré entre Vie et Non-Vie, et une nouvelle grille de lecture pour le titre coté. Une opération à la fois industrielle, commerciale et financière.
Article : Profession d’avocat : l’Ordre des experts comptables s’oppose à l’article 33
Alors que le projet de loi sur la profession d’avocat poursuit son parcours législatif, l’Ordre des experts-comptables monte au créneau contre certaines dispositions de l’article 33, jugées susceptibles d’instaurer un monopole sur des missions clés de la vie des affaires.