Maroc: la moitié des emplois affectés par la robotisation?
Une étude de la Harvard Business Review (HBR) portant sur 46 pays révèle que le Maroc pourrait voir plus de 50% de ses emplois affectés par la robotisation qui allie automation et intelligence artificielle (IA).
Selon la HBR, ces 46 pays représentent 80% de l’emploi dans le monde.
Le Maroc fait partie avec le Kenya, l’Egypte, le Nigéria et l’Afrique du Sud des cinq pays africains étudiés.
Pour l’Afrique du Sud, le taux d’emplois susceptible d’être affecté est de 51,9%. Pour le Maroc, il est de 50,5%. Globalement, l’emploi selon les pays est affecté entre 40 et 55%.
Selon les auteurs de l’étude, “le rythme et l’étendue de l’adoption des robots dépend de multiples facteurs dont le niveau des salaires“. Les tâches susceptibles d’être automatisées sont principalement des tâches individuelles pouvant l’être avec des technologies prouvées.
Parmi les autres facteurs dont dépend la robotisation figurent: le coût des solutions informatiques liées à la robotisation; la faisabilité technique d’un point de vue des ressources humaines; la possibilité de travailler 24H/24 et 7J/7; la grande maîtrise dans la réalisation des tâches; la pyramide des âges selon les pays.
Aujourd’hui pour ne citer que la région Nord du pays, deux industries importantes, Renault à Melloussa et les sanitaires Jacob Delafon à Moghogha utilisent avec satisfaction des robots.
S’agissant des sanitaires Jacob Delafon, les robots étalent de manière régulière et précise la peinture vernis et écrivent le nom de la marque par la suite.
Chez Renault, les robots travaillent notamment aux postes de soudage.
Du nettoyage domestique avec les aspirateurs-robots à la préparation de plats, les robots exercent déjà de nombreuses tâches. L’industrie est le secteur le plus prédisposé à robotiser pour des raisons de compétitivité et de pénibilité des tâches.
Le secteur des services est appelé à évoluer dans ce sens, notamment dans la mobilité. Les véhicules sans chauffeurs sont actuellement testés à grande échelle.
A San Francisco, un robot livre des repas à la pause-déjeuner. Au Japon, des robots vous accueillent dans certains restaurants et d’autres font votre enregistrement à la réception de l’hôtel.
Au vu des évolutions démographiques au Japon et en Allemagne par exemple, HBR estime que la robotisation permettra aux économies avancées de maintenir leurs avantages industriels et économiques.
La robotisation permettra aux pays émergents de poursuivre leur croissance à bon rythme. La Chine et l’Inde sont les deux pays, de par leur volume démographique, qui sont appelés à profiter le plus de la robotisation et de l’IA.
Pour les auteurs de cette étude, si les bénéfices de la robotisation sont clairs pour le monde des affaires, le sujet est plus délicat pour les politiques.
Dans l’actuelle campagne présidentielle française, le candidat Benoît Hamon a lié sa proposition de revenu minimum universel à la robotisation et à la raréfaction du travail sans pouvoir se faire entendre.
Parmi les auteurs de l’étude, Michael Chui, James Manyika et Mehdi Miremadi, le premier est l’une des têtes pensantes chez Mc Kinsey Global Institute (MGI) sur l’impact de la technologie. En mai 2013, MGI a publié une intéressante étude sur “les 12 technologies qui vont changer le monde“.
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