Wafasalaf lance un emprunt obligataire de 250 MDH
L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) vient de viser une note d’information relative à l'émission par le spécialiste du crédit à la consommation, Wafasalaf, d'un emprunt obligataire subordonné non coté de 250 millions de DH.
D’une maturité de 7 ans, l’emprunt est réparti en deux tranches: A et B. La première tranche, plafonnée à 167 millions de DH, est soumise à un taux fixe de 3,05%, augmenté d’une prime de risque, soit entre 3,95% et 4,05%.
La tranche B, quant à elle, porte sur l’émission de 830 obligations subordonnées d’une valeur nominale de 100.000 DH. Elle est soumise à un taux révisable annuellement de 2,37%, assorti d’une prime de risque, soit entre 3,17% et 3,27% pour la première année.
Le mode d’allocation retenu est celui d’adjudication à la française, avec une prime de risque comprise entre 90 et 100 points de base (pdb) pour la première tranche et entre 80 et 100 pdb pour la seconde. La période de souscription s’étalera du 25 au 27 septembre 2017 inclus.
Via cet emprunt obligataire subordonné, Wafasalaf ambitionne de maintenir sa présence sur le marché des capitaux et de diversifier ses sources de financement, souligne la filiale du groupe Attijariwafa bank dans la note d’information.
Cette opération vise notamment à renforcer les fonds propres réglementaires actuels et, donc de solvabilité de Wafasalaf, outre ses ressources stables, tout en harmonisant la maturité moyenne de ses sources de financement avec la durée moyenne des encours de crédits.
L’opération vise aussi à optimiser les coûts de financement de la société et de financer son développement et sa croissance.
La présente émission est réservée aux investisseurs qualifiés de droit marocain: Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), compagnies financières, établissements de crédit, compagnies d’assurance et de réassurance, la Caisse de dépôt et de gestion et les organismes de pension et de retraite.
La limitation de la souscription aux investisseurs qualifiés de droit marocain a pour objectif de faciliter la gestion des souscriptions sur le marché primaire. Il reste entendu que tout investisseur désirant acquérir les obligations pourra s’en procurer sur le marché secondaire, explique l'AMMC.
L’obligation subordonnée se distingue de l’obligation classique en raison du rang de créance contractuellement défini par la clause de subordination. L’effet de cette clause de subordination étant de conditionner en cas de liquidation de l’émetteur le remboursement de l’obligation au désintéressement de tous les créanciers privilégiés ou chirographaires.
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