Grosse polémique autour de l’invitation de l’ancien ministre israélien de la Défense Amir Peretz
Qui est à l’origine de l’invitation de l’ancien ministre de la Défense israélien Amir Peretz? Hakim Benchammach, montré du doigt, a publié une mise au point où il entend rétablir la vérité.
"C’est un assassin. Un criminel de guerre. Il a tué des innocents, des enfants palestiniens. Et vous voulez qu’on accepte sa présence dans le Parlement marocain?. Il n’a rien à faire ici parmi nous", criait de toutes ses forces Abdellah Oubari, syndicaliste CDT, dimanche 8 octobre.
La scène a eu lieu au sein de la Chambre des représentants - l'événement devait être accueilli à l'origine par la Chambre des conseillers- et en présence du premier concerné: l’Israélien d'origine marocaine Amir Peretz, ministre de la Défense de mai 2006 à juin 2007.
Ce dernier est venu participer à une conférence organisée par l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée en partenariat avec l’Organisation mondiale du commerce sur le thème: "Faciliter le commerce et l'investissement dans la région méditerranéenne et africaine".
La polémique ne s’est pas arrêtée là. Hakim Benchammach, président de la Chambre des conseillers a été personnellement épinglé. Sa responsabilité dans le choix des invités a été pointée du doigt.
Ce dernier a publié quelques heures plus tard, un long post sur sa page facebook où il fustige "une certaine dualité dans le discours et les positions".
"Conformément au droit international et aux us diplomatiques, lorsqu’un parlement membre accueille une réunion ou une conférence d’une organisation internationale, comme c’est le cas de l’APM et l'OMC, il n’a pas le droit de refuser ou d’utiliser le Veto contre une quelconque délégation parlementaire, tant que celle-ci est membre d'une organisation, comme l'APM, qui est un observateur auprès des Nations Unies. Le lieu d’organisation des conférences ou des réunions de ce genre est considéré en droit international comme un territoire international", a-t-il poursuivi.
Autrement dit, "la Chambre des conseillers n’a pas adressé d’invitation à la délégation israélienne. Cela relève des instances décisionnelles de l’APM et de l’OMC".
Quant à la conférence elle-même, la décision de l’accueillir "a été prise à l’unanimité des composantes du bureau de la Chambre des conseillers, ce qui est attesté par le procès-verbal de la réunion du bureau de la Chambre du 10 juillet 2017, et les membres du bureau ont convenu d'abriter l’événement au siège du Parlement, au lieu de Casablanca comme prévu initialement".
"Les préparatifs précédant cette conférence se sont déroulés de manière publique et responsable, au su de toutes les composantes représentées dans la Chambre des conseillers (...) La Chambre a rendu public un communiqué sur son intention d’accueillir cette conférence internationale en le publiant sur son site internet officiel ainsi que dans différents supports médiatiques", poursuit Benchammass.
Dans une déclaration au site du PJD, Abdelilah Hallouti, vice-président de la Chambre des conseillers et par ailleurs SG de l’UNTM, dément avoir été mis au courant par Benchammach.
"Nous n’avons discuté que des grandes lignes de la rencontre. Il était prévu qu’on en étudie les détails le 4 avril, notamment la programmation et les délégations qui seront présentes, mais la séance a été reportée", a-t-il souligné.
Quoi qu'il en soit:
-l'indignation de députés marocains est légitime;
-le principe d'extra-territorialité lorsqu'on accueille des événements internationaux est pratiqué dans le monde entier. Le problème pourrait se poser d'une manière plus marquée si le Maroc accueille la coupe du monde de football ou toute autre finale internationale, car l'hymne et le drapeau israélien pourraient être de la partie. Il faut le savoir.

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