Tout savoir sur Casa Bay’a, la nouvelle SDL en charge de l'environnement à Casablanca
Casa Développement devient Casa Bay’a (Casa Environnement). Un changement d’identité mais aussi d’objet, adopté lors de la session ordinaire du Conseil de ville tenue jeudi 18 octobre. Sa mission prioritaire sera la supervision des sociétés de nettoiement mais elle s'occupera aussi de la décharge de Médiouna, de la qualité de l'air, des espaces verts...
Pour Abdessamad Haiker, 1er vice-président du Conseil de la ville de Casablanca, il s’agit d’une "évolution logique". Jusqu’à présent, la gestion des prestations environnementales -incluant le suivi des sociétés délégataires du nettoyage- incombait à une filiale de Casa Prestations.
«Le Conseil de la ville estime que cette filiale est arrivée à maturité, et qu’il est nécessaire de disposer d’une société de développement local (SDL) dédiée à la gestion du package environnemental de Casablanca. D’autant plus que nous sommes en phase finale d’étude des dossiers des soumissionnaires, pour la gestion déléguée des déchets de la ville» souligne Haiker.
Le choix s’est donc porté sur le changement de statut de Casa Développement, qui voit son activité recentrée autour de la gestion environnementale. Cette SDL sera ainsi délestée de certaines prérogatives telles que la gestion du stationnement en surface, qui entre dans le giron de Casa Transports.
Casa Développement répondra désormais au nom de Casa Bay’a (Casa Environnement). Son périmètre d’action comprendra en priorité le suivi du nettoiement de la ville par les sociétés de gestion déléguée, ainsi que la supervision du dossier brulant de la décharge de Médiouna.
«Dans un avenir proche, Casa Bay’a se chargera également de la gestion des espaces verts et, plus globalement, des engagements de la ville en matière de protection de l’environnement, comme le suivi de la qualité de l’air, la gestion des plages, la lutte contre les nuisibles,…», précise le 1er vice-président du Conseil de ville.
Ce changement ne se cantonne pas à l’objet et à l’identité de cette SDL. Une refonte du tour de table détenant le capital de Casa Bay’a est en cours ; capital qui était jusqu’ici détenu à hauteur de 51% par la commune et 49% par la CDG.
D’un commun accord, la CDG va ainsi se retirer du capital de Casa Bay’a, tandis que la commune de Casablanca portera sa participation à 80%. Les 20% restant seront détenus par le conseil préfectoral de la ville.
Le nettoiement connait un changement de paradigme
Prochaines étapes: réunion extraordinaire du Conseil préfectoral pour avaliser la constitution de cette SDL, ainsi que du conseil d’administration de Casa Développement pour acter ce changement. Parallèlement à l’intervention du ministère de l’Intérieur, qui légalement est tenu d’avaliser toute modification relative à une SDL.
Comme mentionné plus haut, la mission prioritaire de Casa Bay’a sera la supervision de la qualité de service des sociétés délégataires en charge du nettoiement de la ville de Casablanca. 4 sociétés sont actuellement en lice: Mecomar, Averda, Derichebourg et Norm. D’autres sociétés n’ont pas été en mesure de se positionner en raison de la refonte du cahier des charges, qui a connu un véritable changement de paradigme en instaurant une obligation de résultats, et non de moyens comme cela était le cas auparavant.
«Dans le précédent modèle, le cahier des charge imposait au délégataire de mettre à disposition un certain nombre de camions, de bennes à ordure,… mais le fait de s’acquitter de cette clause contractuelle ne garantissait pas pour autant une prestation de nettoyage de bon niveau.
Le nouveau modèle du cahier des charges impose au délégataire une prestation de nettoyage de haut niveau, et c’est à la société de dimensionner les investissements nécessaires pour l’atteinte de ce résultat», explique Abdessamad Haiker.
Dès la semaine prochaine, les membres du Conseil de ville se réuniront afin d’approfondir l’analyse des dossiers soumis par les futurs délégataires. La décision finale sera prise dans un délai compris entre 2 et 6 mois. «C’est un contrat de 7 à 10 ans, le Conseil a donc fait le choix de temporiser afin de verrouiller certaines exigences du dossier technique, et aussi négocier les budgets en fonction de la capacité financière du Conseil de ville», précise le 1er vice-président du Conseil.
Ci-dessous l’interview vidéo complète de Abdessamad Haiker, 1er vice-président du Conseil de ville de Casablanca. (Casa Bay’a est abordée à partir de la 5e minute)
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