Nouveau mécanisme de financement de l’Etat : concertations avec les institutionnels
Le gouvernement a prévu un financement de 12 milliards de DH via un nouveau mécanisme dans la loi de finances 2019.
Lors de la première présentation du projet de budget 2019, aucune précision n’a été donnée sur ce nouvel instrument. Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie et des finances, a ultérieurement expliqué qu’il servira à financer des investissements publics et qu’il reposera sur des formes de partenariat public-public ou public-privé, entre l'Etat et une caisse de retraite, une compagnie d'assurance ou un organisme public.
Ces acteurs porteront les projets et seront rémunérés par des redevances que paiera l’Etat. Ce qui permettra à ce dernier de limiter l’évolution de sa dette dans la mesure où il louera des services. Les investissements concernés sont ceux permettant de générer des revenus.
Mais selon une source autorisée contactée par Médias24, l’entrée en vigueur des premiers mécanismes devrait intervenir courant l’année 2019. « Une réflexion est actuellement menée au niveau du ministère des finances, en concertation avec les principaux partenaires notamment les investisseurs institutionnels, pour la structuration juridique et financière de ces mécanismes», explique notre source.
Outre l’allègement de l’impact sur la dette du Trésor, l’objectif du recours à ces nouveaux mécanismes est l’accélération des investissements publics et l’amélioration de leur efficience et de la qualité des services aux usagers.
Dans un entretien accordé à notre confrère LeBoursier, Khalid Cheddadi, PDG de la CIMR, avait salué cette initiative qui permettra aux institutionnels d'investir leurs excédents dans des projets structurant pour le pays.
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.