Le ralentissement des exportations marocaines se poursuit
A fin août, progression limitée à 3,2% des exportations. En cause, le ralentissement de l’automobile, des phosphates et la baisse du textile et de l’électronique.
La croissance des importations est également faible, selon les dernières statistiques du commerce extérieur de l’Office des changes. A fin août, elles ont augmenté de 2,9%.
Mais en valeur, elles évoluent toujours plus rapidement que les exportations : +9,1 milliards de DH contre +5,8 milliards.
D’où une aggravation du déficit commercial du Maroc de 3,2 milliards de DH pour atteindre 139,7 milliards en huit mois.
Le ralentissement des exportations est dû à l’automobile en raison de la baisse des expéditions de voitures (le câblage et l’intérieur des véhicules se portent toujours bien).
Il est dû également aux phosphates qui n’ont rapporté que 470 MDH de plus par rapport à fin août 2018.
Pour leur part, le textile et cuir, l’électronique et les mines ont carrément enregistré des baisses.
Les secteurs qui se portent bien à l’export sont l’agriculture et agroalimentaire et l’aéronautique.

De leur côté, les importations ont ralenti à cause de la baisse de la facture énergétique, des produits bruts et des produits alimentaires.
Les achats de biens d’équipement, de produits finis de consommation et de demi-produits sont toujours en hausse.

Pour ce qui est des services, les recettes de voyages ont progressé de 2,2 milliards de DH ou de 4,5% pour atteindre près de 50 milliards. Ce qui a contribué fortement à l’amélioration de l’excédent de la balance des services : +5 milliards de DH ou +9,3%, à 59,5 milliards.
Par ailleurs, les transferts des MRE poursuivent leur baisse : -1,3% ou -566 MDH, pour atteindre 45,1 milliards.
De même, les investissements directs étrangers reçus ont reculé de 30% ou de 5,4 milliards de DH, totalisant 17,7 milliards de DH, alors que les flux émis ont plus que doublé pour atteindre près de 6 milliards de DH
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