L'Anam poursuivra le renouvellement des conventions sur les tarifs AMO
L’Agence nationale de l’assurance maladie poursuivra la révision et la signature des conventions nationales relatives à l'AMO et l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action du parcours coordonné de soins intégrant la prévention.
Lors de la 22e session du conseil d’administration relatif à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), tenue le 19 février, le directeur général de l’Anam, Khalid Lahlou a présenté la nouvelle stratégie de l’agence, ainsi que les chiffres phares du rapport annuel global de l’AMO au titre de l’exercice 2018.
Plusieurs projets sont ainsi programmés par l’Anam durant 2020. Il s’agit notamment de:
- La mise en place d’outils de maîtrise médicalisée des dépenses,
- Le parachèvement des travaux relatifs au renouvellement et à la mise en œuvre de nouvelles conventions nationales entre les organismes gestionnaires d’une part, et les centres hospitalo-universitaires, les hôpitaux relevant de l’Etat, les biologistes privés, les dentistes privés et les pharmaciens d’officines d’autre part,
- L’élaboration d’un schéma directeur du système d’information de l’Anam,
- L’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action du parcours coordonné de soins intégrant la prévention.
Bilan
Le rapport annuel global de l’AMO fait état d’une population couverte de l’ordre de 10,1 millions de bénéficiaires.
A fin 2018, les ressources de l’AMO ont été estimées à 12,37 milliards de DH de cotisations et contributions et les dépenses de l’AMO à 8,9 milliards de DH dont 31,5% sont destinées aux médicaments. Il est à souligner que 3,2% de la population couverte est atteinte d’Affections de longue durée (ALD), et elle consomme 51,5% des dépenses.
Les deux régimes ont enregistré un excédent d’exploitation cumulé qui a atteint 36.07 milliards de DH, soit 29.05 milliards de DH à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) contre 7.02 milliards à la Cnops.
L’évolution annuelle moyenne de la population couverte par l’AMO est de 4,6 % pour la période 2013 -2018. Durant la même période, les recettes de l’AMO ont enregistré une augmentation annuelle moyenne de 7,5% contre 10,5% pour les dépenses de l’AMO.
Cependant, le restant à charge supporté par les assurés l’AMO, n’a cessé d’augmenter pour atteindre 34,5% pour les deux régimes à fin 2018. Il a ainsi augmenté de deux points depuis 2013. A noter que ce taux peut atteindre les 45% pour certaines ALD. Ce reste à charge élevé s’explique principalement par l’évolution technologique, la cherté des médicaments innovants ainsi qu’au non-respect d"une tarification nationale de référence non révisée depuis 2006 par les prestataires de soins et le recours à des prestations non remboursables par l’assurance maladie.
Par ailleurs, les membres du Conseil ont pris connaissance des réalisations de l’agence au titre de l’année 2019, principalement l’élaboration de la nouvelle stratégie de l’Anam 2020-2024, ainsi que l’état d’avancement du processus de renouvellement des conventions nationales entamé depuis 2009, et couronné par la signature le 13 janvier 2020 de trois nouvelles conventions nationales entre la CNSS, et les prestataires et établissements de santé du secteur privé.
Il a été également rappelé que plusieurs autres conventions ont été signées le 13 janvier 2020, notamment, la convention de partenariat avec l’Institut de recherche pour le cancer, le Conseil national de l’ordre national des médecins et la Société marocaine des sciences médicales portant sur l’élaboration des Protocoles thérapeutiques et des Référentiels nationaux des bonnes pratiques en cancérologie.
En outre et durant l’année 2019, 154 médicaments génériques dont la Dénomination commune internationale (DCI) est remboursable ont été intégrés au niveau du Guide des médicaments remboursables (GMR), pour atteindre un taux de pénétration de 67% des médicaments génériques au niveau du GMR qui comporte, désormais 4.470 médicaments remboursables.
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